Effets cognitifs

Les personnes ayant subi des lésions cérébrales acquises souffrent de déficiences cognitives dont les effets peuvent durer le restant de leur vie.

Cette section aborde les sujets suivants:


Changements des capacités cognitives

L’attention et de la concentration
L’attention, c’est la capacité de se concentrer sur quelque chose. Il y a plusieurs types d’attention, notamment:

  • L’attention sélective (focalisée) : C’est la capacité d’ignorer les distractions. Par exemple, il peut être impossible de se concentrer lorsque plusieurs personnes parlent en même temps ou être facilement distrait en conduisant. D’autres exemples quotidiens incluent le fait d’oublier ce que vous étiez allé chercher dans la chambre à coucher ou avoir de la difficulté à préparer un repas.
  • L’attention soutenue : C’est la durée pendant laquelle vous pouvez vous concentrer sur une activité ou une tâche. L’attention soutenue dépend de facteurs comme la tâche elle-même, la fatigue et les distractions environnantes.
  • L’attention spatiale : Il s’agit de votre capacité d’être conscient et de prêter attention, dans des endroits précis.
  • L’attention en alternance (partagée) : C’est le type d’attention qui vous permet de passer d’une tâche à une autre sans perdre de vue ce que vous étiez en train de faire, et de suivre plusieurs choses en même temps. Cela peut être difficile à faire après une lésion cérébrale.
  • La capacité d’attention (‘mémoire de travail’) : Il s’agit de la quantité d’information que vous pouvez traiter en même temps, sans être surchargé, ainsi que de votre capacité d’utiliser cette information. Par exemple, l’adulte moyen peut entendre et répéter un numéro de téléphone à sept chiffres, mais ne s’en souvient habituellement pas cinq minutes plus tard. Après une lésion cérébrale, il se peut que vous ne puissiez pas traiter autant d’information qu’auparavant.
  • La mémoire prospective: C’est la capacité de planifier, maintenir et se souvenir d’une idée, telle que vous l’avez conçue. Par exemple, si vous devez faire une course, vous devez prévoir de vous arrêter au magasin, ne pas oublier de le faire et ensuite de faire votre course. Cela peut être difficile pour une personne ayant subi une lésion cérébrale acquise, parce que la planification peut lui être difficile.

Les changements au niveau de l’attention après une lésion cérébrale peuvent rendre difficile le fait de suivre une conversation ou de travailler. Ces changements peuvent aussi rendre non-sécuritaires le fait de cuisiner ou de conduire. Pendant les premières étapes du rétablissement, vous pourriez ne pas être suffisamment alerte pour communiquer ou être pleinement conscient de votre environnement. Si vous arrivez à vous concentrer sur quelque chose, ce ne sera peut-être que pour une courte durée.

Parfois, un petit détail ou une mauvaise information peut vous distraire. Ces distractions peuvent être internes : par exemple, vous pourriez être distrait parce que vous devez aller aux toilettes. La distraction peut être externe aussi : lorsque vous parlez, votre attention peut être portée sur le ton de la voix ou les vêtements d’une personne plutôt que sur ce qu’elle dit. Il se peut aussi que vous prêtiez attention, en même temps, à la conversation, à votre apparence, au bruit de la rue et à d’autres activités se déroulant dans la pièce.

Si vous ne pouvez pas vous concentrer, il est difficile de terminer une tâche. Vous savez peut-être ce que vous devez faire, mais vous avez de la difficulté à suivre. Nous avons tous de la difficulté à nous concentrer, surtout lorsque nous sommes fatigués ou que nous ne nous sentons pas bien. Pour les personnes ayant subi une lésion cérébrale, il peut être tellement difficile de porter attention ou de se concentrer que des tâches des plus simples, comme se laver les mains ou s’habiller, deviennent des défis.

Conseils pour faciliter la concentration et l’attention

  • Demandez à vos interlocuteurs de se répéter et de diviser la conversation en petites parties, ce qui vous aidera à en intégrer l’information.
  • Divisez les tâches en petites étapes
  • Participez à des passe-temps ou à des activités que vous aimez et que vous pouvez faire. Les jeux de cartes, les casse-têtes et la lecture aident à développer la concentration tout en étant divertissants.
  • Les personnes qui ont de la difficulté à se concentrer peuvent se fatiguer rapidement. Prenez de courtes pauses pour vous reposer.
  • Réduisez les distractions; faites en sorte qu’une seule personne se trouve dans la pièce à la fois, éteignez la télévision ou la radio et essayez de limiter le nombre de choses que vous faites en même temps.
  • Éliminez les contraintes de temps. Ne précipitez pas une tâche ou ne vous attendez pas à ce qu’elle soit accomplie parfaitement.
Jugement et de la résolution de problèmes
La résolution de problèmes et le jugement peuvent être altérés après une lésion cérébrale. Vous pourriez avoir de la difficulté à juger une situation, à déterminer quelle devrait être la bonne réponse, ou agir selon votre première impulsion. Votre style de pensée pourrait ne pas être souple – autrement dit, une fois que vous avez pris votre décision, il peut vous être difficile de la changer.

Les compétences de résolution de problèmes sont extrêmement importantes pour vivre de façon autonome et sécuritaire. Il se peut que vous ayez à travailler avec des spécialistes ou des soignants pour acquérir ces compétences.

Conseils pour le jugement et la résolution de problèmes

  • Demandez à votre psychologue, votre ergothérapeute ou orthophoniste des idées sur la façon de procéder.
  • Réfléchissez aux réactions possibles des personnes qui seraient touchées par votre décision.
  • Faites une liste de choix – ou demandez à votre soignant de vous donner des choix – lorsque vous devez prendre une décision. Par exemple, votre soignant pourrait vous proposer des choix et vous demander si vous voulez prendre une marche, faire des exercices ou regarder la télévision, au lieu de vous demander ce que vous voulez faire.
  • Réduisez les distractions qui pourraient affecter votre processus décisionnel.
  • Prenez le temps de bien réfléchir à votre décision.
  • Essayez de planifier et de raisonner à haute voix afin de réfléchir plus clairement à vos décisions. Vous pouvez aussi demander à un aidant naturel de vous écouter et d’apporter des suggestions.
  • Collaborez avec un aidant naturel, un ami ou un membre de la famille pour prendre des décisions, dans la mesure du possible.
  • Notez les éléments importants à prendre en considération au moment de prendre une décision. Cela serait un guide utile à consulter pendant le processus.
Changements au niveau du langage et de la communication
Après une lésion cérébrale, il est courant d’avoir de la difficulté à parler, à comprendre le langage, à écrire et à lire. Cela inclut:

  • La difficulté à s’exprimer
  • La difficulté à trouver des mots
  • La difficulté à comprendre les autres
  • La difficulté à suivre des conversations
  • La difficulté à interpréter l’expression faciale ou le ton de voix
  • La difficulté à organiser votre discours
  • L’incapacité de répondre de façon adéquate

Ces difficultés peuvent découler de problèmes physiques liés au contrôle de la langue, de la bouche et des muscles de la gorge. Ils peuvent également découler de dommages causés aux parties du cerveau qui contrôlent le langage (c’est ce qu’on appelle l’aphasie).

Conseils pour communiquer

Un orthophoniste peut aider à identifier les meilleures stratégies pour une communication réussie, lorsqu’une personne a subi une lésion cérébrale. Il existe des directives générales qui peuvent vous aider à communiquer :

  • Trouvez un endroit où vous vous sentez à l’aise pour parler et écouter, où vous ne vous sentez pas sous pression ni distrait.
  • N’allumez pas la télévision, la radio ou tout autre appareil bruyant lorsque vous voulez communiquer avec quelqu’un.
  • Parlez avec et écoutez une personne à la fois. Les conversations de groupe peuvent être accablantes et difficiles à suivre.
  • Si vous ne comprenez pas quelqu’un, demandez-lui de répéter ou de reformuler.
  • Prenez le temps de réfléchir et de parler – ne soyez pas pressé.

Il est également important de faire preuve de patience et de compréhension. Il s’agit d’un ajustement pour tout le monde, qui peut parfois vous rendre frustré ou nerveux. Il est normal d’éprouver ces sentiments, mais il est important de s’assurer que vous faites ce que vous pouvez pour les gérer de manière adéquate.

Mémoire

En général, la mémoire est divisée en deux catégories : déclarative et non déclarative. La mémoire déclarative porte sur des choses dont on peut se souvenir clairement, comme des événements passés précis (mémoire épisodique), des connaissances et des faits (mémoire sémantique). La mémoire procédurale non déclarative est la mémoire qui agit comme une compétence ou une réponse motrice.

La façon dont la mémoire est affectée dépend de la lésion cérébrale subie. Certaines personnes perdent la mémoire de leur vie d’avant ou immédiatement d’après la blessure. D’autres sont incapables de créer de nouveaux souvenirs, tandis que d’autres oublient les compétences ou les réponses motrices qui étaient autrefois de seconde nature, bien que cela soit moins courant.

Voici les types de perte de mémoire les plus courants après une lésion cérébrale:

  • La perte de mémoire à court terme : Cela signifie que vous ne pouvez pas vous souvenir des choses qui viennent de se produire et vous avez souvent des problèmes d’attention.
  • L’amnésie : Il s’agit le plus souvent de la perte de mémoire déclarative (épisodique) suite aux dommages à des zones précises du système de mémoire de votre cerveau. L’amnésie peut être antérograde ou rétrograde.
    • L’amnésie antérograde – C’est l’incapacité de se former de nouveaux souvenirs, après le moment de la blessure; ce type d’amnésie est souvent le résultat d’une perte de mémoire à court terme.
    • L’amnésie rétrograde : C’est l’oubli de ce qui s’est passé avant une lésion cérébrale.

Rarement, une personne ayant subi une perte de mémoire peut se rappeler des choses qui ne se sont pas produites ou fausser des événements passés. C’est ce qu’on appelle la confabulation; cela se produit automatiquement, sans que la personne s’en rende compte. Elle ne sait pas qu’elle invente de l’information et a tendance à ne pas être pleinement consciente de l’impact de sa lésion cérébrale.

Les problèmes de mémoire peuvent affecter le progrès dans tous les domaines. Si les souvenirs s’estompent rapidement, vous ne serez pas en mesure d’apprendre de nouvelles expériences, de vous rappeler que vous apportez des changements ou que vous faites des progrès. Cela peut avoir un impact énorme sur la réhabilitation. En thérapie, on apprend des compétences en mobilité, des manières d’utiliser des appareils fonctionnels, de communiquer et de traiter l’information. Si vous avez de la difficulté à vous souvenir de ce que vous avez appris, d’un jour à l’autre, les progrès peuvent être plus lents.

Au cours de l’évaluation de la thérapie, les thérapeutes testeront votre mémoire des événements passés:

  • Avant l’accident (mémoire à long-terme ou rétrograde)
  • Au cours des dernières minutes (mémoire immédiate)
  • Au cours des dernières minutes, heures ou jours (mémoire récente ou antérieure)

La mémoire immédiate et récente tend à être davantage affectée par une lésion cérébrale que la mémoire à long-terme.

Le rétablissement de la mémoire est souvent lent et, dans certains cas, on peut ne jamais se rétablir complètement. Cela peut être très frustrant et bouleversant pour vous, votre famille et vos amis. Il est important d’être gentil envers soi-même. Pendant que vous gérez les changements suite à votre lésion cérébrale, faites ce que vous pouvez pour prendre soin de votre santé mentale et émotionnelle.

Il y a des mesures qui peuvent vous aider à gérer les changements de mémoire éventuels.

Conseils pour surmonter les problèmes de mémoire

  • Soyez patient avec vous-même. C’est frustrant de ne pas pouvoir se souvenir de certaines choses, mais vous y travaillez fort. Prenez le temps qu’il vous faut, demandez aux gens de répéter si nécessaire et soyez indulgent avec vous-même lorsque vous pratiquez votre mémoire.
  • Choisissez des activités familières – cela vous aidera à vous en souvenir et à créer des expériences agréables.
  • La routine nous aide à nous souvenir de ce que nous faisons, alors pensez à créer des routines pour les événements qui se répètent tous les jours, comme l’heure des repas ou l’endroit où vous mettez les clés de maison.
  • Essayez d’utiliser un seul système de calendrier pour vos événements, plutôt que plusieurs systèmes différents, dans des pièces ou des situations différentes.
  • Utilisez un calendrier ou une routine de manière cohérente – la cohérence aide à créer des habitudes et à éviter la confusion.
  • En règle générale, il est bon de noter les choses si vous devez vous en souvenir. Ayez du papier et un stylo ou un crayon avec vous afin de pouvoir noter les points importants, ou demandez à vos interlocuteurs de noter ce qu’ils veulent que vous reteniez.
  • Vous pouvez acheter des dispositifs qui éteignent automatiquement les cuisinières et autres appareils. Cela peut contribuer à prévenir les risques pour la sécurité.
Des compétences de planification
De nombreuses personnes ayant subi une lésion cérébrale ont de la difficulté à planifier, à commencer et à terminer une activité. Il se peut que vous ne soyez pas en mesure de planifier à l’avance ou que vous n’ayez pas le suivi nécessaire pour terminer une tâche. Vos pensées pourraient être désorganisées et incomplètes, et cela se manifestera sous la forme de mouvements ou de commentaires répétitifs. Vous pourriez agir de façon impulsive, en faisant quelque chose rapidement, sans y réfléchir, ou au contraire, vous pourriez avoir besoin de beaucoup de temps pour comprendre l’information et réagir de la bonne façon.

La planification est un élément important sur la voie vers l’autonomie. Par exemple, vous devez être en mesure de faire la lessive pour avoir des vêtements propres : vous devez savoir quand ajouter du savon, comment programmer vos cycles de lavage et de séchage. Vous n’êtes peut-être pas en mesure de planifier toutes les étapes tout de suite, mais en établissant des objectifs et en travaillant avec des spécialistes en réadaptation, vous pourriez développer vos compétences en planification.

Conseils pour faciliter la planification

  • Divisez les tâches en petites étapes. Par exemple, lorsque vous préparez une salade, préparez d’abord la laitue. Une fois cela fait, passez à l’étape suivante, et ainsi de suite.
  • Demandez à un aidant naturel, à un ami ou à un membre de la famille d’expliquer clairement et brièvement l’activité avant de la commencer.
  • Lisez les directives ou faites-vous lire les instructions lentement, pour avoir le temps de les comprendre et d’y répondre.
  • Réduisez les distractions et les exigences et accordez-vous plus de temps pour résoudre les problèmes.
  • Utilisez des routines et des horaires des événements à venir, car cela aide à améliorer l’organisation.
  • Utilisez une liste de vérification pour pouvoir y cocher chaque étape d’une tâche au fur et à mesure.
  • Utilisez un calendrier ou un tableau blanc pour des indices visuels et des rappels.
  • Dans la mesure du possible, participez aux tâches ménagères (selon vos capacités). Par exemple, des tâches telles mettre la table, laver la vaisselle ou préparer une salade requièrent de la planification, mais elles pourraient être assez familières pour que vous puissiez les faire facilement. Ces types d’activités vous aideront à pratiquer la planification par étapes.
  • Utiliser un outil de suivi des activités quotidiennes
La conscience de soi
Après une lésion cérébrale, il arrive souvent qu’on ne soit pas aussi conscient qu’avant. Par exemple, une personne blessée peut ne pas être consciente de ce qu’elle ne peut plus faire. Il se peut qu’elle ne remarque ou ne se souvienne pas des changements en elle-même, qu’elle soit dans le déni ou ait de la peine à cause de ces changements; ce sont des réactions émotionnelles. Il se peut aussi qu’une personne blessée ressente de la pression de retourner à la maison ou au travail même si elle n’y est pas complètement prête. Cela peut l’amener à surestimer ses capacités et à sous-estimer les problèmes.

La conscience de soi est difficile à identifier. Les thérapeutes, soignants, membres de votre famille et amis peuvent vous aider à repérer les changements au niveau de votre conscience de soi. Votre équipe de soutien vous aidera à trouver les meilleures façons de recevoir du feedback et d’améliorer votre conscience de soi. Par exemple, vous êtes peut-être plus enclin d’écouter un frère ou une sœur plutôt qu’un parent, ou un médecin plutôt qu’un membre de la famille, lorsque vous recevez du feedback.

Il est important de noter que ces symptômes de changements cognitifs après une lésion cérébrale ne se manifesteront pas chez tout le monde. Cela peut aussi se produire chez les personnes atteintes de troubles mentaux, la population vieillissante et les personnes atteintes de différentes maladies. Les personnes qui présentent des symptômes cognitifs à la suite d’une lésion cérébrale acquise doivent être référées à un neuropsychologue pour des tests neuropsychologiques qui puissent en élucider la cause principale. Ensuite, ces résultats et le profil de vos besoins cognitifs serviront à créer des plans de traitement personnalisés.

Réadaptation cognitive et rétablissement

Chaque personne est unique, et chaque lésion cérébrale l’est aussi. C’est pourquoi il est impossible de prédire l’impact du rétablissement sur votre cognition, ou capacité de réflexion. La réadaptation cognitive est un outil qui peut avoir un impact positif. La réadaptation cognitive est un ensemble de traitements qui visent à améliorer le fonctionnement cognitif d’une personne, dans sa vie quotidienne, après une lésion. Différents professionnels sont impliqués dans la réadaptation cognitive, mais les thérapeutes les plus courants sont les orthophonistes ou les ergothérapeutes agréés. Parfois, la thérapie est dispensée par une personne appelée « thérapeute en réadaptation cognitive ».

Pour que la réadaptation cognitive soit efficace, elle doit être conçue spécifiquement pour vos besoins et vos objectifs, en mettant l’accent à la fois sur vos forces cognitives et sur vos défis. Chaque personne est différente, ce qui signifie que les plans de réadaptation doivent l’être aussi.

La réadaptation cognitive peut aider même des années après une blessure. Il n’est jamais trop tard pour chercher du soutien afin de développer vos capacités cognitives et de relever les défis auxquels vous pouvez être confronté.


Voir sources

Conseils pour vieillir avec une lésion cérébrale

Il y a des mesures que vous pouvez appliquer pour rester en santé et en sécurité, au fur et à mesure que vous vieillissez.

Faites des activités intéressantes et agréables

Le fait de demeurer actif et impliqué est bénéfique pour votre bien-être émotionnel et votre cerveau. Cela peut inclure des passe-temps agréables, des rencontres avec des amis et tout ce qui vous apporte de la joie. Il est également utile de faire des activités qui posent un certain défi. Cela stimule votre processus cognitif, peut avoir des avantages physiques et vous donner des objectifs à atteindre.

Passez des examens médicaux réguliers

Au fur et à mesure que nous vieillissons, il est important de passer des examens médicaux réguliers. On passe souvent beaucoup de temps à se réadapter et à traiter les lésions cérébrales, mais le reste du corps a aussi besoin d’examens. Des professionnels de la santé vous donneront des conseils sur les exercices, l’alimentation et les autres aspects de votre santé globale.

Assurez-vous de vivre dans un endroit adapté à vos besoins

Il arrive que les aînés ne soient pas en mesure de vivre seuls ou à la maison; les foyers de soins de longue durée s’avèrent l’option la plus appropriée, dans ces cas. De nombreux foyers de soins de longue durée sont spécialement équipés pour les personnes âgées, ce qui en fait un choix sécuritaire et confortable. Bon nombre d’entre eux sont également équipés pour répondre à des besoins particuliers, y compris les effets des lésions cérébrales.

Si vous emménagez dans un foyer de soins de longue durée ou que vous terminiez votre réadaptation pendant que vous êtes dans un foyer de soins de longue durée, vous devrez peut-être faire certains ajustements.

  • Établissez de nouvelles routines. Les routines sont un excellent moyen de renforcer votre mémoire, de vous familiariser avec de nouveaux endroits et de rester organisé.
  • Créez un plan d’adaptation au nouvel environnement
  • Collaborez avec des professionnels de la santé sur l’élaboration de plans de réadaptation. Vous devriez peut-être effectuer des activités et des thérapies de manière un peu différente, dans les établissements de soins de longue durée.

Assurez-vous de bien vous reposer

La fatigue est un effet courant des lésions cérébrales. Elle affecte aussi les personnes âgées, car il leur faut plus d’énergie pour accomplir des actions ou des tâches. C’est pourquoi il est extrêmement important de privilégier un bon sommeil de nuit et d’écouter votre corps. Reposez-vous lorsque vous en avez besoin et ne vous surchargez pas.

Protégez-vous contre les chutes

Si vous avez des problèmes d’équilibre ou de mobilité, ou que vous veuillez prendre des précautions supplémentaires contre les chutes :

  • Disposez les meubles de façon à avoir suffisamment d’espace pour marcher.
  • Évitez de placer les articles fréquemment utilisés sur des étagères hautes.
  • Évitez les planchers mouillés et glissants et ne laissez pas l’eau s’accumuler sur les allées ou les entrées de maisons.
  • Nettoyez immédiatement tout dégât de liquide ou d’aliments
  • Éclairez bien votre espace, afin de voir facilement où vous allez
  • Faites installer des barrières et des rampes sur les escaliers
  • Gardez les tiroirs et les portes d’armoire fermés
  • Ne montez jamais sur une chaise, une table ou une surface munie de roues
  • Dégagez vos allées, à l’extérieur, et gardez les espaces à l’intérieur de votre maison exempts de risques de trébuchement (boîtes, livres, vêtements, jouets, chaussures, tapis non arrimés)
  • Dégagez les cordons et fils électriques, pour ne pas trébucher dessus
  • Portez des chaussures offrant un bon support et des semelles antidérapantes

Demeurez actif dans votre collectivité

Gardez le contact avec vos amis, votre famille et votre communauté. Allez à des déjeuners, participez à des activités communautaires, faites du bénévolat et restez en contact au moyen d’appels téléphoniques, de courriels et de rencontres en personne. Vous réduirez votre risque d’isolement social et cultiverez un réseau de soutien solide.

Prenez soin de votre santé mentale et physique

Demeurer actif et en santé est un élément important du vieillissement. Cela inclut bien manger, faire de l’exercice et prendre soin de sa santé mentale et de son bien-être global. Il y a de nombreuses façons de maintenir un mode de vie sain, tout en vieillissant.

  • Apprenez de nouveaux repas faciles à préparer à la maison
  • Tenez un journal de vos pensées et sentiments
  • Faites des promenades quotidiennes
  • Utilisez l’équipement de correction approprié pour les pertes auditives et visuelles (appareils auditifs et lunettes, par exemple).
  • Utilisez la méditation consciente pour vous libérer l’esprit

Trouvez des pratiques ou des activités qui vous rendent heureux et épanoui et intégrez-les dans vos routines.

Comment trouver de l’aide après une surdose d’opioïdes

Rencontrer un conseiller

Le counseling est une étape positive dans la lutte contre la consommation problématique de substances. Les thérapeutes autorisés peuvent offrir une aide individuelle et donner des conseils concrets et pratiques pour favoriser le changement. Le counseling est également bénéfique pour les personnes qui ont subi une lésion cérébrale et qui apprennent à faire face aux changements dans leur vie.

Participer aux groupes d’entraide

De nombreuses villes ont des groupes d’entraide locaux pour la toxicomanie. Ces groupes sont conçus pour offrir un environnement favorable aux personnes qui vivent des problèmes de toxicomanie. Les professionnels de la santé locaux seront en mesure de fournir plus d’informations sur le soutien dans votre région et sur leur capacité de répondre à des besoins particuliers après une blessure.

Il y a aussi de nombreuses associations des lésions cérébrales au Canada qui offrent des programmes et des ressources propres à chaque région.

Réadaptation résidentielle

Des centres de réadaptation résidentielle sont disponibles pour les personnes qui ont besoin d’un environnement différent. Il y a des centres de toxicomanie privés et publics au Canada. Les centres publics sont gratuits, mais ils ont de longs délais d’attente. Les centres privés entraînent des dépenses directes.

N’oubliez pas que tous les centres ne seront pas équipés pour répondre aux besoins d’une personne ayant un problème de toxicomanie et une lésion cérébrale. Il est important de travailler avec une équipe médicale pour trouver le meilleur traitement.

Centres de consommation supervisée

La consommation problématique de drogues est un problème complexe auquel il n’y a pas de solution facile. Beaucoup de gens ont de la difficulté à s’arrêter. C’est là que les centres de consommation supervisée peuvent être utiles. Ce sont des endroits pour les personnes cherchant à arrêter ou à réduire leur consommation de drogues, et la recherche montre qu’ils sont efficaces pour améliorer la santé et sauver des vies.

En plus d’offrir un lieu de consommation sécuritaire, de nombreux centres de consommation supervisée offrent des services de dépistage pour détecter les contaminants potentiels, un accès aux services d’urgence, des tests de dépistage des maladies et des infections, ainsi que des références et de l’information sur le traitement (Source : gouvernement du Canada).

Ressources


Avis de non-responsabilité : Il ne manque pas d’outils de diagnostic médical en ligne, de groupes d’entraide ou de soutien, ou de sites qui font des affirmations non fondées sur le diagnostic, le traitement et le rétablissement. Veuillez noter qu’il se peut que ces sources ne soient pas fondées sur des données probantes, réglementées ou modérées adéquatement. Nous vous encourageons à demander des conseils et des recommandations au sujet du diagnostic, du traitement et de la gestion des symptômes auprès d’un professionnel de la santé réglementé comme un médecin ou une infirmière praticienne. Vous devriez être mis en garde contre les sites qui font l’une ou l’autre des affirmations suivantes:

  • Le produit ou le service promet une solution rapide
  • L’offre paraît trop beau pour être vrai
  • Le produit ou les services sont spectaculaires ou radicaux et ne sont pas appuyés par des organisations médicales et scientifiques de bonne réputation.
  • Des termes comme « la recherche est en cours » ou « résultats préliminaires de la recherche » sont utilisés, ce qui indique qu’il n’y a pas de recherche en cours.
  • Les résultats ou les recommandations du produit ou du traitement sont fondés sur une seule étude ou un petit nombre d’études de cas et n’ont pas été examinés par des experts externes.
  • On utilise de témoignages de célébrités ou de clients/patients antérieurs qui sont anecdotiques et non fondés sur des données probantes 

Faites toujours preuve de prudence et suivez les conseils de votre équipe médicale.

Surdoses d’opioïdes

Les surdoses d’opioïdes peuvent avoir des conséquences catastrophiques, y compris des lésions cérébrales. Les lésions cérébrales présentent des défis et des changements qui peuvent être difficiles à gérer, surtout si le survivant essaie également de composer avec la toxicomanie. Il lui faudra beaucoup de temps pour déterminer l’ampleur des changements vécus et établir un plan de soins continus qui l’aidera à se réadapter et à se rétablir. Les effets des lésions cérébrales peuvent aussi changer une personne. C’est une expérience effrayante qui peut être difficile à exprimer ou à partager et qui peut avoir un impact énorme sur la santé mentale et le bien-être.

On peut se sentir incroyablement seul, mais il est important de se rappeler qu’il y a des gens et des institutions qui peuvent offrir du soutien. Qu’il s’agisse d’un membre de la famille, d’un ami, d’un travailleur de soutien ou même d’une association locale de lésions cérébrales, il existe des ressources pour aider un survivant à réussir les prochaines étapes.

Cette section aborde les sujets suivants:


Que sont les opioïdes?

Les opioïdes sont des médicaments utilisés pour gérer la douleur, habituellement après une chirurgie, qui provoquent des sentiments d’euphorie (bonheur ou sensation de « high »). Lorsqu’ils sont prescrits par un médecin et pris aux doses recommandées, les opioïdes peuvent être sans danger. Ces ordonnances incluent de la codéine, du fentanyl, de la morphine, de l’oxycodone, de l’hydromorphone ou de l’héroïne médicale.

Les opioïdes peuvent également être produits et obtenus illégalement sous diverses formes, mais leur production sur le marché noir n’est pas contrôlée. Souvent, ces opioïdes contiennent des doses dangereuses de fentanyl ou de carfentanil, qui est spécifiquement destiné aux gros animaux (comme les éléphants), et non aux humains. Il est environ 100 fois plus toxique que le fentanyl et 10 000 fois plus toxique que la morphine. Une quantité infime pourrait causer une surdose.

Comment les surdoses d’opioïdes causent-elles des lésions cérébrales?

Une surdose d’opioïdes peut causer des effets néfastes comme un ralentissement de la respiration ou du rythme cardiaque et la privation d’oxygène dans le cerveau. Les parties du cerveau qui consomment le plus d’énergie et d’oxygène sont les plus vulnérables. Lorsque la perte d’oxygène est plus grave, elle peut également endommager les zones du cerveau qui sont alimentées par les plus petits vaisseaux sanguins, plus éloignés du cœur. Le terme médical utilisé pour désigner la privation partielle d’oxygène est l’hypoxie, qui peut se transformer en anoxie lorsqu’une personne cesse complètement de respirer.

Les opioïdes agissent en faisant en sorte que le cerveau libère de la dopamine, l’opioïde naturel du cerveau, en plus grandes quantités. Lorsqu’ils sont utilisés à long terme, le cerveau s’adapte en réduisant le nombre de récepteurs, un processus appelé tolérance. Les opioïdes modifient le cerveau et la façon dont une personne réagit aux récompenses normales dans l’environnement. Les choses qui normalement font que quelqu’un se sent bien et heureux cessent d’être aussi stimulantes. C’est pourquoi certaines personnes peuvent consommer des drogues de façon dangereuse, même si elles savent que leur consommation d’opioïdes cause des problèmes. Cela augmente le risque de surdose. Environ 12 personnes meurent chaque jour de surdoses d’opioïdes au Canada, avec le plus grand impact sur les Canadiens de 15 à 24 ans [1].

À l’heure actuelle, il n’y a pas beaucoup de recherches sur les personnes qui subissent une lésion cérébrale à la suite d’une surdose d’opioïdes. Ce qui est évident, c’est que ceux qui survivent à une surdose d’opioïdes peuvent se retrouver avec des lésions cérébrales catastrophiques qui touchent profondément le survivant et ses proches.

La toxicomanie peut continuer d’être une préoccupation après une lésion cérébrale. Les problèmes d’attention, de mémoire et de jugement peuvent faire en sorte qu’il est plus difficile de bénéficier de soins. La toxicomanie après une lésion cérébrale peut souvent nuire au rétablissement naturel du cerveau et à la participation au traitement.

Effets d’une surdose d’opioïdes

Selon les parties du cerveau endommagées et la durée pendant laquelle le cerveau a manqué d’oxygène, le survivant peut ressentir :

  • Une faiblesse des membres
  • Des problèmes d’équilibre et de coordination
  • De la spasticité ou de la rigidité du tonus musculaire
  • Des mouvements anormaux et involontaires
  • Une perte de vision
  • Une perte de mémoire
  • Des défis liés à la parole et au langage
  • Des changements des capacités cognitives liées à la pensée et à la prise de décisions – cela peut affecter la planification, le travail et les interactions sociales
  • Des changements de personnalité – incluant l’irritabilité, l’impulsivité et les déficiences sociales

L’impact d’une surdose peut varier de subtil à grave. Certaines personnes peuvent remarquer qu’elles sont plus distraites, moins coordonnées ou qu’elles ont plus de difficulté à s’organiser. Pour les survivants de nombreux épisodes de surdose, ou d’anoxie plus longue et plus grave, il peut y avoir des changements fondamentaux de leur personnalité et de leurs capacités. Le rétablissement est possible, mais de nombreux changements peuvent persister et nécessiter une réadaptation.

Si vous avez fait une surdose d’opioïdes et que vous éprouvez des difficultés subtiles, consultez la section ci-dessous sur les façons de trouver de l’aide après une surdose d’opioïdes et une lésion cérébrale.

Désintoxication et lésions cérébrales

L’un des défis actuels du traitement concomitant de la toxicomanie et des lésions cérébrales est que les installations et les programmes actuels ne sont pas équipés pour gérer les deux. La majorité des programmes de réadaptation et de soutien aux victimes de lésions cérébrales exigent que les participants ne consomment pas de substances. De même, les centres et les programmes qui se spécialisent dans le soutien aux toxicomanes ne sont pas en mesure de répondre aux besoins complexes d’une personne ayant subi une lésion cérébrale.

Cela ne veut pas dire qu’un plan de soutien ne peut pas être créé, mais plutôt que le survivant devra travailler avec les soignants et les professionnels de la santé qui connaissent les services disponibles.


Voir les sources

 

Les aides à la mobilité

Vous pourriez avoir besoin d’aide pour vous déplacer, après votre blessure. Plusieurs aides à la mobilité et à l’environnement peuvent faciliter les déplacements. Vous ne devriez utiliser une aide à la mobilité que si elle est recommandée par un physiothérapeute ou un ergothérapeute. Le thérapeute s’assurera que l’aide vous convienne et vous montrera comment l’utiliser correctement. L’utilisation d’une aide mal ajustée ou d’une aide inadéquate peut augmenter le risque de blessures (chutes ou microtraumatismes répétés).

Les cannes

Les cannes sont une excellente aide et offrent du soutien si vous avez un déficit d’un côté de votre corps et vous avez besoin d’un peu d’aide pour bouger. Les cannes aident à garder l’équilibre et devraient être utilisées lorsqu’une personne peut marcher seule.

Les marchettes ou les déambulateurs

On utilise une marchette lorsqu’on a besoin de plus de stabilité. Une marchette a quatre pattes, alors que les déambulateurs ont des roues qui en facilitent l’utilisation. Les deux sont plus robustes que les cannes et permettent aux personnes qui ont des problèmes d’équilibre plus importants de continuer à marcher, en améliorant leur force et stabilité au fil du temps. Dans certains cas, une personne peut devoir utiliser une marchette ou un déambulateur de façon permanente, pour assurer sa sécurité.

Les fauteuils roulants

À la suite d’une lésion cérébrale, certaines personnes pourraient ne pas pouvoir marcher, de manière temporaire ou permanente. Certaines personnes peuvent demeurer capables de marcher sur de courtes distances ou à l’intérieur, mais avoir besoin d’un fauteuil roulant pour parcourir de plus longues distances ou aller à l’extérieur. Lorsqu’une personne est incapable de marcher, elle utilise un fauteuil roulant. Il existe plusieurs types de fauteuils roulants, allant de modèles manuels de base à des fauteuils motorisés plus avancés. Bien que les fauteuils roulants permettent de se déplacer, certains endroits peuvent demeurer inaccessibles, alors des changements devront être apportés à votre résidence, afin de l’y adapter.

Les bâtons de marche

Pour certaines personnes, marcher sur un terrain inégal (habituellement à l’extérieur) peut représenter un défi, même si elles peuvent marcher à l’intérieur sans problème. Les bâtons de marche peuvent aider. Également appelés bâtons urbains, ils peuvent être utilisés pour augmenter le niveau d’activité et l’équilibre des personnes en réadaptation. Certains bâtons ont même des « pieds » ou des « poignées » spéciales qui peuvent être remplacés selon l’environnement et le but de la marche. De nombreux modèles sont également pliables pour un rangement facile. Si vous voulez essayer d’utiliser des bâtons de marche, consultez d’abord votre médecin, surtout si vous utilisez actuellement une marchette ou une canne. Vous devez également savoir que si vous avez des douleurs articulaires ou si vous êtes incapable de saisir les bâtons, ils ne fonctionneront peut-être pas pour vous.

Les orthèses et les chaussures adéquates

Lorsqu’une personne éprouve des problèmes de mobilité, il est possible que sa façon de marcher et sa posture changent en conséquence. Cela peut causer d’autres problèmes de santé, y compris de la douleur. Les médecins peuvent recommander des orthèses ou des chaussures spéciales qui offrent plus de soutien au pied et à l’arc afin de soulager la douleur connexe, de corriger le positionnement/la posture du squelette et d’aider à améliorer l’équilibre dans l’ensemble [1].

Certaines personnes ayant une lésion cérébrale ont un « pied de chute », mais elles auront de la difficulté à fléchir le pied lorsqu’elles balancent la jambe vers l’avant pendant la marche. Les orteils peuvent traîner sur le sol et augmenter le risque de trébuchement. Une orthosie cheville-pied est un appareil qui s’adapte autour de la cheville et aide à empêcher les orteils de traîner pendant la marche. Par ailleurs, un dispositif de stimulation électrique fonctionnel peut activer le muscle à l’avant du tibia pendant la phase d’oscillation de la marche et permettre au pied de fléchir. Si vous croyez avoir un pied suspendu, il faut en parler à votre médecin ou à votre physiothérapeute pour obtenir une orthosie cheville-pied ou une stimulation électrique fonctionnelle.

Les ascenseurs d’escalier (les monte-escaliers)

Les escaliers peuvent être difficiles à utiliser si vous avez des problèmes de marche, de soulèvement des jambes et d’équilibre. Si votre résidence a des escaliers et vous n’êtes pas en mesure de vivre sur un seul étage, un monte-escalier est une solution sécuritaire. Ce sont des chaises mécaniques qui se déplacent du haut en bas sur une piste et qui peuvent être installées dans votre maison pour rendre l’environnement plus facile à utiliser.

Les rampes

Si vous avez un fauteuil roulant, vous devrez utiliser des rampes pour accéder aux endroits, y compris votre maison. Il y a des entreprises qui se spécialisent dans ces modifications et qui pourront vous recommander des rampes adaptées.

Des portes plus larges

Si vous utilisez une marchette ou un fauteuil roulant, il se peut que vous ayez besoin de portes plus larges pour vous déplacer facilement.

Les adaptations des salles de bain

L’utilisation des toilettes peut être frustrante et dangereuse pour des personnes ayant des problèmes de mobilité. Plusieurs modifications peuvent faciliter les choses, notamment:

  • Des barres d’appui
  • Des toilettes surélevées
  • Des douches sans bordure, accessibles directement par le fauteil ou à pied
  • Des sièges de douche

Votre salle de bain n’est que l’une des pièces qui pourraient nécessiter des modifications. Un ergothérapeute sera en mesure de vous aider à cerner les zones problématiques de votre domicile et à déterminer la meilleure façon de les adapter à vos besoins de mobilité.

Des subventions à la rénovation sont offertes si vous devez modifier votre milieu de vie. Les fonds disponibles dépendent des programmes provinciaux.


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Conseils pour accroître la mobilité

La plupart des gains de récupération physique se produiront au cours des 6 à 24 premiers mois – mais ce n’est pas une règle stricte. Chaque lésion cérébrale est différente et nécessite son propre plan de traitement et échéancier. Vous pouvez prendre des mesures pour augmenter votre mobilité au fil du temps.

Travailler avec des physiothérapeutes, des kinésiologues et des ergothérapeutes

La meilleure façon d’améliorer votre mobilité est de travailler avec des experts. Les physiothérapeutes, kinésiologues et ergothérapeutes se spécialisent dans l’amélioration de la motricité globale et de la motricité fine. En ayant l’appui de professionnels et en suivant un plan de réhabilitation sur mesure, vous pourrez progresser.

Répéter des exercices et des activités

Nos muscles et notre corps apprennent les mouvements en les répétant. Plus vous pratiquez un exercice, plus votre corps réagira. Cependant, les exercices pratiques devraient être étalés dans le temps. C’est un long processus qui demande beaucoup de patience, et vous ne devriez pas aller trop fort ou trop vite, car cela peut entraîner une diminution du rendement. Cela peut causer de la frustration à l’égard du processus, ce qui peut également avoir une incidence sur vos progrès.

La meilleure façon d’observer les résultats est de suivre le programme établi par les thérapeutes et d’utiliser des exercices ou des activités qui imitent les actions que vous aimez et faites dans vos routines quotidiennes. Des activités stimulantes et intéressantes mèneront à un rétablissement plus remarquable et plus significatif, car vous serez plus enclin à répéter ces activités.

Les médicaments

Les médicaments peuvent être utilisés pour contrôler le tonus musculaire, les crises d’épilepsie, la gestion de la douleur (maux de tête, douleur centrale), les étourdissements et les nausées. Les médicaments ne doivent être prescrits et pris que sur la recommandation de votre médecin.

Une bonne relation de travail avec votre médecin est cruciale. Tous les aspects du rétablissement après une lésion cérébrale prennent du temps, il s’agira donc d’une relation à long terme avec de nombreuses personnes. Vous devriez vous sentir à l’aise de leur parler de tout changement à votre santé et bien-être, tout au long de votre rétablissement. Ils pourront adapter votre plan de traitement au besoin, ce qui vous aidera à progresser le plus possible.

Utiliser des aides à la mobilité au besoin

Pour améliorer votre mobilité et assurer votre sécurité, vous devriez toujours utiliser les aides à la mobilité recommandées par vos thérapeutes ou votre équipe de soins de santé. De nombreuses personnes atteintes de lésions cérébrales continuent d’utiliser une aide quelconque, comme des chaussures robustes ou des bâtons de marche, pour réduire le risque de blessures.


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Mobilité

Bon nombre de effets physiques ont une incidence sur la mobilité d’une personne ou sur sa capacité de se déplacer, notamment:

  • Être incapable de marcher (boiter, avoir mauvaise posture, manquer d’endurance, être incapable de marcher et d’effectuer des activités en même temps, manquer d’équilibre, devoir utiliser une aide à la marche comme une canne ou un déambulateur)
  • Être incapable de travailler, de jouer ou de conduire
  • Être incapable de s’asseoir ou de s’habiller
  • Ressentir des douleurs causées par le fait de rester trop longtemps dans la même position
  • Avoir des contractures (articulations et/ou muscles tendus en permanence)
  • Des pertes de masse musculaire causées par le manque d’utilisation
  • Perdre le contrôle des mouvements
  • Une dépendance accrue envers les autres
  • Un risque accru de chutes
  • Un mauvais positionnement des lits et des fauteuils roulants

Lorsqu’une personne subit des changements dans sa mobilité après une lésion cérébrale, il peut être difficile de s’adapter à sa nouvelle réalité. Cela peut accroître les risques de problèmes de santé mentale, comme l’anxiété et la dépression.

Il est important de travailler avec les professionnels de la santé, y compris les physiothérapeutes, les ergothérapeutes et les kinésiologues, pour régler les problèmes de mobilité et créer un plan de réadaptation axé sur des résultats.

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Comment le cerveau perçoit-il l’environnement et contrôle la mobilité?

Notre cerveau contrôle notre capacité de bouger, nos réactions physiques et notre capacité d’utiliser et de déplacer des objets. Bien que l’emplacement et la taille de la lésion cérébrale n’impliquent pas toujours des problèmes de mobilité, certaines zones du cerveau contrôlent des aspects particuliers de la mobilité, tels:

  • Les fonctions de base du corps comme la fréquence cardiaque, la tension artérielle, la respiration, la transpiration, la conscience et la vigilance.
  • La coordination et l’équilibre, y compris la fluidité des mouvements.
  • L’information relative à la vue, au toucher et à la conscience spatiale. Si le cerveau a de la difficulté à déterminer ce qu’il perçoit et où, il peut être difficile d’exécuter des mouvements comme tendre la main, prendre des objets et se déplacer dans l’environnement.
  • La planification et l’ordre des mouvements, ainsi que la force et la coordination des muscles. Cela signifie qu’une personne peut marcher, mais a de la difficulté à planifier ses mouvements ou peut se déplacer de façon impulsive.
  • Le système vestibulaire, composé d’organes de l’oreille interne et du nerf vestibulaire. Il fournit au cerveau des informations sur le mouvement, la position de la tête et l’endroit où vous vous trouvez dans un espace. Il aide aussi à maintenir l’équilibre en stabilisant la tête et le corps pendant les mouvements et en maintenant une bonne posture.
  • La vision. Les mouvements peuvent devenir plus difficiles s’il y a des déficits visuels.

Plus d’informations sur le fonctionnement du cerveau

De nombreux survivants ayant subi une lésion cérébrale traumatique ne présenteront pas de limitations physiques visibles importantes. Cependant, ils pourraient subir des blessures temporaires, comme des fractures, qui auront une incidence sur leur mobilité. Souvent, les déficits physiques sont « invisibles » pour les autres, et cela est vrai aussi pour les effets cognitifs et comportementaux. C’est pourquoi les lésions cérébrales sont souvent qualifiées de blessures invisibles.

Effets sur la mobilité après une lésion cérébrale

L’équilibre
L’équilibre est la capacité de rester centré en marchant, en s’assoyant et en exécutant d’autres mouvements. Il vous permet de contrôler et d’ajuster votre corps avant, pendant et après un mouvement afin d’éviter de tomber. Les problèmes d’équilibre après une lésion cérébrale sont courants : 30 à 65 % des survivants ont signalé un problème d’équilibre [1].

L’équilibre exige une force musculaire fonctionnelle, une vision, une fonction vestibulaire (oreille interne), une sensation dans la peau, les muscles, les tendons et les articulations (appelée proprioception). Il exige également une fonction cognitive et une planification des mouvements. Lorsque vous avez un équilibre normal, votre cerveau traite continuellement des informations provenant de plusieurs sens et parties du corps. Le cerveau envoie ensuite des instructions au système moteur et sensoriel du corps (muscles des bras, des jambes, du cœur et des yeux) pour vous maintenir en équilibre.

Les causes courantes des problèmes d’équilibre après une lésion cérébrale acquise incluent:

  • Des changements de tension artérielle
  • Des blessures au cerveau
  • Des médicaments
  • Des problèmes de santé mentale comme la dépression, l’anxiété, la peur de tomber ou la peur de bouger
  • Des déficiences sensorielles
  • Des déficiences du contrôle moteur
  • Des étourdissements, la sensation de vertiges, de tourner ou les nausées

L’équilibre est important non seulement pour la marche, mais aussi pour toutes les activités quotidiennes. Un mauvais équilibre peut vous empêcher de travailler, de conduire ou de participer à des activités sportives, etc. Les problèmes d’équilibre et les étourdissements peuvent augmenter le risque de chutes et de blessures, y compris une autre blessure à la tête. Cela peut avoir une incidence sur vos aptitudes, votre santé mentale et bien-être.

Comment puis-je améliorer mon équilibre?

Les problèmes d’équilibre s’améliorent habituellement graduellement, par des activités et des exercices. Plus vous bougez, plus votre situation s’améliorera. Un physiothérapeute ou un autre spécialiste pourraient vous aider à améliorer votre équilibre. Bien que de nombreuses personnes atteintes d’une lésion cérébrale acquise puissent marcher ou se déplacer indépendamment dans les quelques mois suivant leur blessure, beaucoup d’autres auront des problèmes lors des mouvements rapides, de la course, de la pratique d’un sport et d’exercices d’équilibre de haut niveau. Certaines personnes se rétabliront complètement tandis que d’autres auront des déficits pemanents qui changeront leur vie quotidienne.

Si l’un ou plusieurs de vos systèmes d’équilibre ne fonctionnent pas bien, vous pouvez essayer d’améliorer votre équilibre en vous concentrant sur les aspects qui fonctionnent. Par exemple, si vous avez une mauvaise vision, assurez-vous d’avoir de bonnes chaussures, un éclairage optimal et des aides visuelles.

Voici d’autres façons de faire face aux problèmes d’équilibre:

  • Utilisez des aides à la mobilité comme des cannes et des marchettes, si elles vous sont recommandées par un professionnel de la santé.
  • Tenez-vous au bras d’un membre de la famille ou d’un aidant, si vous vous sentez instable.
  • Portez des chaussures appropriées (au bout fermé et au talon bien ajusté et plat).
  • Travaillez avec un ergothérapeute pour adapter votre environnement à la maison, par des rampes d’escalier, l’installation de rampes et de chaises de sécurité dans la salle de bain et l’enlèvement des tapis ou d’autres risques de trébuchement.
  • Dégagez les zones à forte circulation dans votre maison.
  • Utilisez un éclairage adéquat et des lumières de nuit (par exemple, des lumières intelligentes qui peuvent être commandées par voix ou par téléphone).
  • Évitez l’alcool ou d’autres substances qui peuvent nuire à votre sens de l’équilibre.
L’endurance
L’endurance, ou la résistance, consiste à avoir la force, l’énergie et la capacité d’exécuter une action sur une longue période. Elle peut être mesurée par la façon dont vous exécutez une activité ou la mesure dans laquelle vous pouvez en augmenter l’intensité ou la durée. Par exemple, il faut d’abord commencer par marcher plus loin, et ensuite marcher plus vite.

Comment améliorer ma résistance

Il faut du temps, de la patience et de la pratique pour acquérir de la résistance. Votre résistance sera surveillée par votre physiothérapeute, vos ergothérapeutes, fournisseurs de soins de santé et  soignants. Votre thérapeute peut vous donner des exercices de renforcement à faire, comme l’utilisation de poids légers ou de bandes de résistance élastiques. Ils peuvent aussi recommander de vous concentrer sur la forme et la répétition pour améliorer votre endurance et d’autres aspects de la mobilité, comme la posture et la démarche.

L’un des moyens de suivre vos progrès est de tenir un journal de vos activités. Par exemple, si votre objectif est de marcher 100 mètres sur le tapis roulant en une session, suivez cette progression, puis fixez votre prochain objectif. Vos thérapeutes peuvent vous aider à fixer des objectifs, et cela peut vous aider à remarquer les progrès que vous faites.

Motricité globale et fine
La mobilité est la capacité d’une personne de bouger ses membres. Cela comprend la motricité globale, comme la marche et les mouvements plus grands, et la motricité fine, comme le capacité de ramasser des objets ou d’écrire. Ces compétences sont profondément affectées par les lésions cérébrales. Si vous perdez une partie de votre mobilité, vous devez affronter des changements majeurs dans style mode de vie. La physiothérapie et l’ergothérapie peuvent aider à renforcer ou à récupérer la mobilité et à apprendre de nouvelles façons d’effectuer des tâches. Cela pourrait inclure :

  • Travailler avec les doigts sur des tâches minutieuses comme l’écriture ou l’artisanat
  • Faire des exercices d’amplitude de mouvement et de renforcement

Certains exercices et certaines activités seront recommandés en fonction de vos besoins.

Tonus musculaire, force et coordination
Le tonus musculaire est le degré de tension dans un muscle lorsqu’il est en position de repos (non utilisé activement). Lorsque le tonus musculaire est normal, les membres et le corps se déplacent facilement. Une lésion cérébrale peut nuire au contrôle normal du tonus musculaire. Cela peut causer une diminution du tonus musculaire – vos membres semblent instables et lourds (aussi appelée hypotonicité ou flaccidité). Cela peut aussi augmenter le tonus musculaire – vos membres sembleront raides et tendus (aussi appelé hypertonie ou spasticité). Les deux affectent la capacité de contrôler le mouvement.

Après une lésion cérébrale, les muscles peuvent présenter des degrés de faiblesse variables. Certains muscles peuvent être plus forts dans un membre que dans l’autre. Des dommages à certaines parties du cerveau peuvent entraîner des mouvements lents, saccadés ou incontrôlés. Vous pouvez entendre les termes suivants :

  • Hémiparésie : une faiblesse musculaire d’un côté du corps seulement
  • Hémplégie : paralysie musculaire (sans mouvement) d’un côté du corps seulement

La physiothérapie et l’ergothérapie peuvent aider à travailler sur le tonus musculaire. C’est un processus qui requiert de la patience, car il peut prendre beaucoup de temps. Votre plan de traitement devra être adapté en fonction de l’évolution de votre mobilité; il se peut que vous ne retrouviez jamais complètement la mobilité que vous aviez avant la blessure.

Comment améliorer le tonus et la force musculaires

Les moyens d’améliorer le tonus musculaire dépendent de la présence de spasticité ou de muscles flaccides. Si vous souffrez de spasticité, votre médecin peut vous recommander des médicaments ainsi que des exercices d’étirement et d’amplitude des mouvements supervisés par un thérapeute. Si vous avez un tonus musculaire flaccidique, le traitement peut comprendre le travail sur un positionnement approprié, des exercices et des dispositifs de positionnement articulaire (Source : Fondation des maladies du cœur). L’amélioration du tonus musculaire requiert du temps et de la patience.

Pour améliorer sa force, il faut se concentrer sur les régions musculaires qui ont le plus besoin d’aide. Au fil du temps et avec beaucoup de pratique et de patience, des exercices comme l’entraînement à la résistance peuvent aider à accroître la force.

Comment améliorer la coordination

Vous avez besoin de coordination pour chaque mouvement que vous faites. L’amélioration de la coordination exige beaucoup de temps et de patience, tout comme l’amélioration du tonus et de la force musculaires. Bien que les exercices varient, ils contiendront plusieurs composantes clé, notamment :

  • La répétition
  • L’objectif d’augmenter la vitesse et la précision
  • La bonne forme
  • L’inclusion d’indices sensoriels
La posture
La tête et le cou donnent une base stable aux yeux, à la bouche et à la langue. À son tour, le tronc (la zone entre les épaules et les hanches) offre une base stable qui nous permet d’utiliser nos bras et nos jambes. Pour nous déplacer normalement, la tête, le cou et le tronc doivent être positionnés correctement lorsqu’on est debout et assis.

Une lésion cérébrale peut affecter les muscles qui contrôlent la position de la tête, du cou et du tronc. Elle peut également affecter le sens de ce qui est droit et vertical. Par exemple, vous pouvez pencher à gauche ou à droite parce que les muscles qui gardent votre posture sont affectés. Cela peut être causé par une information erronée provenant des sens au sujet de votre position, une amplitude de mouvement limitée, un tonus musculaire anormal ou une douleur. Si la posture est mauvaise, vous pouvez créer une liste de vérifications visuelles à faire lorsque vous êtes assis ou debout. Vous pouvez également demander à un soignant de vous aider.

La physiothérapie peut vous aider à travailler sur votre posture lorsque vous êtes assis et debout. Les thérapeutes utiliseront des exercices particuliers et de la formation sur la démarche pour apporter des améliorations. Au-delà de ces exercices, voici des façons dont vous pourriez travailler sur votre posture :

  • Roulez les épaules vers l’arrière
  • Utilisez un mur pour aider à redresser votre posture. Vos oreilles doivent être alignées avec le milieu de vos épaules
  • Assoyez-vous en collant le dos au dossier de votre chaise et choisissez des chaises à dossier haut
  • Portez des chaussures qui offrent un soutien adéquat
  • Utilisez un matelas qui soutient correctement la colonne vertébrale

Il y a aussi quelques étirements et positions de yoga simples qui aident à améliorer votre posture et votre flexibilité. Vous devriez d’abord consulter vos thérapeutes et médecins pour savoir si vous devriez faire du yoga. Si vous avez des problèmes d’équilibre, il y a certaines formes de yoga en fauteuil qui peuvent être faites en position assise.

Les sensations
Les sensations nous informent sur notre manière de bouger, sur que nous ressentons et ce qui se passe autour de nous. Les sensations incluent le toucher léger, la douleur, la température, le mouvement des articulations et des muscles, la vision et l’ouïe.

Les changements dans la façon dont vous ressentez les sensations peuvent affecter votre capacité de sentir le mouvement ou la position, les changements de température ou des parties  du corps affectées. Ces changements rendent difficile le réapprentissage des mouvements, puisque l’information sur le mouvement doit être ressentie d’abord. La perte de sensation peut aussi rendre la marche et l’équilibre plus difficiles.

La perte de sensation peut être un problème de sécurité très grave parce que vous ne pouvez peut-être plus sentir une blessure ou être conscient d’une certaine partie de votre corps. Il est important de savoir quels types de sensations ont changé pour vous aider à rester en sécurité. Par exemple, si vous ne pouvez pas ressentir de températures chaudes ou froides dans une partie de votre corps, utilisez une partie non affectée du corps pour vérifier la température de l’eau avant une douche.

La gestion des changements de sensations peut s’avérer difficile, mais votre équipe soignante peut vous aider à apprendre à faire face à la situation. Votre plan de traitement dépendra des changements de sensation que vous éprouvez.

Les soutien des aidants naturels

Si vous avez besoin d’aide à la mobilité, il est important que vos soignants soient formés pour la fournir. L’aide à la mobilité peut comprendre le transfert d’un lit à une chaise, l’utilisation des installations et la marche. Le personnel soignant doit savoir comment vous lever, vous positionner et vous déplacer en toute sécurité. C’est important pour la sécurité de tout le monde – une formation adéquate réduit le risque de blessure pour vous deux. Les fournisseurs de soins recevront couramment cette formation de la part de professionnels de la santé qui participent à vos soins

La réadaptation physique

Lorsqu’une lésion cérébrale cause des dommages qui affectent la mobilité et le mouvement, un physiothérapeute évaluera votre état physique et vos capacités. Après l’évaluation, un programme de traitement adapté à vos besoins est créé. Les programmes de réadaptation sont axés sur les objectifs, ce qui signifie que les thérapeutes travaillent avec vous pour élaborer un plan de traitement qui non seulement répond à vos besoins, mais vous aidera aussi à atteindre vos buts. Ces objectifs et ces plans nécessitent une réévaluation et une modification continues à mesure que le traitement progresse et que vos objectifs changent. La réadaptation physique peut inclure des activités comme:

  • Des exercices de renforcement axés sur l’augmentation de l’endurance et des muscles
  • Des étirements par amplitude de mouvement qui se concentrent souvent sur des articulations spécifiques
  • Des exercices d’équilibre qui ciblent les secteurs déficitaires
  • L’entraînement à la marche
  • Des étourdissements/la réhabilitation vestibulaire
  • La réhabilitation visuelle/de la perception

La physiothérapie de courte ou de longue durée  exige une participation active. Il se peut que vous ayez des activités ou des exercices à faire entre les rendez-vous. Les médecins peuvent aussi vous recommander de travailler avec un ergothérapeute pour vous aider à atteindre les objectifs des activités quotidiennes et du travail : la cuisine, la dactylographie, l’utilisation indépendante des transports publics, etc.


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Conseils pour composer avec la perte auditive

Éviter les environnements bruyants

Si vous avez de l’ouïe, le fait d’éviter les environnements bruyants pourrait vous aider à entendre et à suivre une conversation. Plus il y aura des bruits de fond, plus il sera difficile pour vos systèmes auditifs de filtrer ce qui est important, ce qui rendra la communication plus difficile.

Utiliser des appareils auditifs

Même si certains types de pertes auditives sont permanents, les appareils auditifs peuvent quand-même être utiles. Votre audiologiste peut recommander différents types d’appareils auditifs [1].

Endoprothèse auditive
Ce type d’appareil auditif est utilisé à l’intérieur du canal auditif et sur la partie extérieure de l’oreille. Il est recommandé pour des pertes auditives légères.
Prothèse auditive derrière l’oreille
Cet appareil auditif, placé derrière l’oreille, est recommandé pour tous les degrés de perte auditive, y compris les cas graves. Les aides derrière l’oreille fonctionnent avec d’autres appareils fonctionnels, y compris les systèmes FM, les adaptateurs téléphoniques et les amplificateurs de télévision. C’est une bonne option pour les personnes qui ont de petits canaux auditifs ou sont prédisposées aux infections à l’oreille.
Prothèse auditive à ajustement ouvert
Ce type de prothèse ressemble aux prothèses derrière l’oreille parce que l’amplificateur et la partie électronique sont situés derrière l’oreille. Il y a aussi un tube mince et un embout à l’intérieur du canal auditif. C’est une option plus confortable pour les gens qui ont de petits canaux. Les appareils auditifs ouverts fonctionnent pour les pertes auditives graves et sont préférables pour les personnes ayant une perte auditive faible à moyenne-élevée.
Routage controlatéral du signal
Ce système est destiné aux personnes dont l’oreille ne peut être aidée par un appareil auditif. Un microphone sur l’oreille déficitaire sert à transmettre le son à l’oreille la plus forte.

La lecture des lèvres

La lecture des lèvres est une compétence difficile à apprendre, mais elle peut être utile pour communiquer avec les autres au quotidien, d’autant plus que la majorité des gens ne connaissent pas le langage des signes.

Utiliser des sous-titres pour vidéos

Les sous-titres pour vidéos et films permettent d’apprécier le contenu visuel sans avoir à se fier à l’audio pour comprendre ce qui se passe.

Utiliser le langage des signes américain

Pour les personnes ayant un déficit auditif, le langage gestuel américain est un moyen efficace de communiquer. Tout comme dans l’apprentissage d’une nouvelle langue, il faut beaucoup de temps, de travail et de patience pour l’apprendre. Il se peut aussi que d’autres membres de votre famille ou de votre communauté doivent l’apprendre afin de communiquer avec vous d’une manière qui vous soit facile. Il existe des cours que vous pourriez suivre.

Utiliser l’écriture comme outil de communication

La lecture et l’écriture sont des outils de communication efficaces. Lors de conversations rapides, vous pouvez demander aux autres d’écrire ce qu’ils veulent dire. Il existe également des programmes de dictée qui génèrent un texte écrit lorsqu’une personne parle. Cela pourrait être un outil efficace si vous n’utilisez pas le langage des signes ou que vous communiquiez avec une personne qui ne le connaît pas.


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Avis de non-responsabilité : Il ne manque pas d’outils de diagnostic médical en ligne, de groupes d’entraide ou de soutien, ou de sites qui font des affirmations non fondées sur le diagnostic, le traitement et le rétablissement. Veuillez noter qu’il se peut que ces sources ne soient pas fondées sur des données probantes, réglementées ou modérées adéquatement. Nous vous encourageons à demander des conseils et des recommandations au sujet du diagnostic, du traitement et de la gestion des symptômes auprès d’un professionnel de la santé réglementé comme un médecin ou une infirmière praticienne. Vous devriez être mis en garde contre les sites qui font l’une ou l’autre des affirmations suivantes :

  • Le produit ou le service promet une solution rapide
  • L’offre paraît trop beau pour être vrai
  • Le produit ou les services sont spectaculaires ou radicaux et ne sont pas appuyés par des organisations médicales et scientifiques de bonne réputation.
  • Des termes comme « la recherche est en cours » ou « résultats préliminaires de la recherche » sont utilisés, ce qui indique qu’il n’y a pas de recherche en cours.
  • Les résultats ou les recommandations du produit ou du traitement sont fondés sur une seule étude ou un petit nombre d’études de cas et n’ont pas été examinés par des experts externes.
  • On utilise de témoignages de célébrités ou de clients/patients antérieurs qui sont anecdotiques et non fondés sur des données probantes 

Faites toujours preuve de prudence et suivez les conseils de votre équipe médicale. 

Pertes auditives

Après une lésion cérébrale, certaines personnes peuvent subir des problèmes auditifs. Cela peut être causé par des dommages à l’oreille ou aux parties du cerveau qui contrôlent l’ouïe. Selon le type de dommages subis par le systèmes auditif, les déficits auditifs peuvent être temporaires ou permanents. Le traitement des problèmes auditifs est effectué par un spécialiste, tel un médecin ou un spécialiste ORL (oto-rhino-laryngologiste). Ils feront une évaluation pour déterminer la cause des problèmes auditifs et leur étendue. Ils recommanderont ensuite des appareils fonctionnels et des traitements, ainsi qu’un plan pour aider les patients à faire face aux changements qu’ils vivent.

La perte auditive est un effet difficile des lésions cérébrales. Elle peut changer la façon dont une personne effectue ses activités quotidiennes et communique avec les autres. Cela peut mener à l’isolement social, qui à son tour mène à des sentiments de solitude, de dépression et d’anxiété. La socialisation est importante pour la santé mentale et le bien-être.

Il faut du temps et de la patience pour composer avec les changements qui accompagnent la perte auditive. Grâce à de bons appareils, à un bon plan de traitement et une bonne motivation, il est possible de demeurer socialement actif, de travailler et d’effectuer des activités quotidiennes.

Cette section aborde les sujets suivants:


Types de perte auditive

La perte auditive peut se produire dans une oreille ou dans les deux. En général, même si l’ouïe a changé, on garde un certain niveau d’ouïe. Les niveaux de perte auditive sont classés par catégories [1]:

  • Bas – vous avez de la difficulté à entendre des sons ou bruits faibles
  • Modéré – vous avez de la difficulté à entendre la voix de quelqu’un qui parle à un volume normal, surtout dans des environnements bruyants
  • Grave – vous ne pouvez pas entendre la voix de quelqu’un qui parle à un volume normal, sans l’aide d’un appareil fonctionnel; vous n’entendez que des sons forts
  • Profond – vous pouvez seulement entendre des sons extrêmement forts et n’entendez pas du tout la voix de quelqu’un qui parle, sans l’aide d’un appareil fonctionne

Il existe trois principaux types de perte auditive [2]:

La perte auditive conductrice
La perte auditive conductrice est une blessure à l’oreille externe ou à l’oreille moyenne. Les dommages à l’oreille externe peuvent blesser le tympan ou disloquer/casser les petits os de l’oreille moyenne. Cela peut se produire à la suite d’une blessure traumatique comme une chute, une agression ou un accident de la route. L’oreille moyenne peut également être affectée par des infections ou une accumulation de liquide, ce qui affecte les nerfs qui nous aident à entendre. Les dommages à l’oreille externe et à l’oreille moyenne guériront habituellement en utilisant des médicaments ou juste avec du temps et de la patience.
La perte auditive sensorielle
Il s’agit de dommages à l’oreille interne, incluant des dommages au nerf auditif ou à la cochlée. Il s’agit du type le plus courant de perte auditive, habituellement causé par le vieillissement ou l’exposition au bruit. Par exemple, les personnes qui travaillent dans des environnements bruyants, comme les usines, risquent de perdre l’ouïe sensorielle.

Malheureusement, ce type de perte auditive est permanent, et les audiologistes recommandent le plus souvent des prothèses auditives pour aider à traiter les déficits auditifs.

La perte auditive mixte
Une perte auditive mixte est une perte auditive à la fois sensorielle et conductrice. Par exemple, vous pourriez avoir une perte auditive à la suite d’un traumatisme crânien. Il s’agit d’une perte auditive conductrice. À mesure que vous vieillissez, votre ouïe peut aussi se détériorer. Il s’agit dans ce cas d’une perte auditive sensorielle. Par conséquent, vous avez une perte auditive mixte.

La perte auditive due à une lésion cérébrale

Si la partie du cerveau qui contrôle l’ouïe est endommagée, cela peut affecter la capacité du cerveau à traiter les sons et à les relier aux mots ou aux significations. Bien que l’oreille  fonctionne correctement, il sera difficile de comprendre les sons, et cela peut être permanent.

Selon le diagnostic, un médecin ou un spécialiste O.R.L. peut recommander plusieurs solutions : utiliser des appareils auditifs, apprendre des méthodes de communication adaptatives et  travailler avec des spécialistes de la réadaptation.

Les troubles auditifs supplémentaires

D’autres déficiences auditives peuvent contribuer à la perte auditive.

L’agnosie auditive
L’agnosie auditive survient lorsque les lobes temporel et pariétal du cerveau sont endommagés. Dans ce cas, une personne ne pourra pas reconnaître des sons non verbaux (comme les alarmes ou les aboiements de chien), mais pourra quand même parler. Si une personne souffre d’agnosie auditive, elle devra travailler avec un spécialiste.
L’acouphène
L’acouphène est décrit comme un bourdonnement dans les oreilles. Il peut être causé par des dommages à l’oreille interne ou aux parties du cerveau qui contrôlent l’ouïe. Souvent, l’acouphène est temporaire, mais pour certaines personnes, il peut être constant. L’acouphène peut être très dérangeant et frustrant pour les personnes qui en sont atteintes; il peut être grave au point d’empêcher quelqu’un de vivre sa vie.

Les personnes ayant des acouphènes peuvent avoir besoin d’une thérapie cognitivo-comportementale ou d’autres méthodes d’adaptation, comme l’utilisation d’appareils auditifs. Voici d’autres conseils utiles pour faire face à l’acouphène [3]:

  • Éviter les environnements bruyants
  • Utiliser des bouchons d’oreille
  • Utiliser un appareil à bruit blanc (bruit de fond) pendant la nuit
  • Consulter un professionnel de la santé des choix de médicaments possibles
  • Se concentrer sur une bonne qualité de sommeil et prendre soin de sa santé mentale
L’hyperacuse
L’hyperacuse est une maladie rare. Elle implique une sensibilité accrue aux bruits quotidiens ou aux changements rapides de volume, à cause d’un traumatisme subi par les systèmes auditifs. Le bruit de vaisselle, les alarmes, les tapotements au clavier, la musique ou même les tapes des mains peuvent causer des douleurs physiques de divers degrés.

Bien qu’une personne atteinte d’hyperacuse doive travailler avec un audiologiste pour déterminer le traitement à suivre, il y a certaines facteurs qui peuvent aider à en minimiser les effets.

  • Visiter des lieux publics pendant les heures plus calmes
  • Utiliser des bouchons d’oreille pour réduire le bruit
  • Utiliser des appareils auditifs
Le syndrome de Meniere
Le syndrome de Meniere survient lorsqu’il y a une pression excessive sur les cavités de l’oreille interne. Dans la majorité des cas, cela n’affecte qu’une seule oreille. Le syndrome de Meniere mène à la perte auditive, au vertige, au déséquilibre, etc. C’est un syndrome débilitant qui peut nuire à la capacité d’une personne de travailler, de conduire une auto ou de marcher. Il n’y a pas de remède, c’est une maladie chronique qui peut disparaître et réapparaître. Les médecins peuvent recommander des traitements, incluant des médicaments [4].

La surdité

Selon l’Association des sourds du Canada, la surdité est définie comme l’étendue de la perte auditive fonctionnelle. Une personne sourde se fie à sa vue plutôt qu’à son ouïe pour communiquer, ou elle a besoin d’aide, telle un appareil auditif fonctionnel, la lecture des lèvres, le langage gestuel, la lecture et l’écriture. (Source : Association des sourds du Canada).

La surdité peut être causée par des dommages aux parties du cerveau dédiées au traitement auditif – la transformation des sons en mots et l’association des sons à leur signification. La surdité peut être causée par la méningite, un accident vasculaire cérébral et d’autres causes de lésions cérébrales. La surdité peut également être causée par des dommages irréparables à la cochlée et à l’oreille interne.

Lorsqu’une personne perd l’ouïe au point de devenir sourde, elle doit apprendre des façons de composer avec ce changement, incluant la communication avec les autres et le fonctionnement dans leur environnement.

L’incidence de l’âge et de l’exposition au bruit sur l’ouïe

Les causes les plus courantes de la perte auditive sont l’âge et la surexposition au bruit (par exemple, un environnement de travail bruyant). Si vous subissez une perte auditive suite à une lésion cérébrale, elle pourrait s’aggraver avec le temps, à mesure que vous vieillissez ou si votre lieu de travail demeure bruyant.

Assurez-vous d’utiliser une protection auditive appropriée dans des environnements bruyants et de travailler avec votre audiologiste à mesure que vous vieillissez. Bien qu’il ne soit peut-être pas possible d’éliminer la perte auditive liée à l’âge, un appareil auditif pourrait être utilisé pour remédier aux déficits.

Les étourdissements

L’oreille interne fait partie du système vestibulaire, qui contribue au maintien de l’équilibre. S’il y a des dommages au système auditif ou aux parties du cerveau qui fonctionnent avec le système vestibulaire, on peut éprouver des sensations d’étourdissement, des problèmes d’équilibre ainsi qu’une perte auditive.

La surdicécité

On parle de surdicécité lorsqu’une personne a un degré de surdité et de cécité qui l’empêche de communiquer de manière conventionnelle. Bien que les personnes atteintes de surdicécité conservent un certain degré de vision ou d’ouïe, cela représente un défi important dans leur vie quotidienne et leur travail. Cependant, il n’est pas impossible pour une personne atteinte de surdicécité de vivre et de travailler de façon autonome.


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  • Le produit ou le service promet une solution rapide
  • L’offre paraît trop beau pour être vrai
  • Le produit ou les services sont spectaculaires ou radicaux et ne sont pas appuyés par des organisations médicales et scientifiques de bonne réputation.
  • Des termes comme « la recherche est en cours » ou « résultats préliminaires de la recherche » sont utilisés, ce qui indique qu’il n’y a pas de recherche en cours.
  • Les résultats ou les recommandations du produit ou du traitement sont fondés sur une seule étude ou un petit nombre d’études de cas et n’ont pas été examinés par des experts externes.
  • On utilise de témoignages de célébrités ou de clients/patients antérieurs qui sont anecdotiques et non fondés sur des données probantes 

Faites toujours preuve de prudence et suivez les conseils de votre équipe médicale. 

Stratégies de gestion de la fatigue

Il existe certaines mesures que vous pourriez appliquer pour gérer votre fatigue.

Demander de l’aide

La fatigue peut rendre difficile l’exécution des tâches quotidiennes, les déplacements ou les rendez-vous. Un aidant naturel, un membre de la famille ou un préposé aux services de soutien pourraient vous aider à accomplir des tâches qui risquent de vous fatiguer et travailler avec vous pendant que vous développez votre résistance.

La thérapie cognitivo-comportementale et l’ergothérapie

L’une des principales causes de fatigue est l’effort mental et physique supplémentaire qu’une personne atteinte d’une lésion cérébrale doit déployer pour accomplir ses tâches.

La thérapie cognitivo-comportementale est conçue pour aider les survivants à faire face aux changements mentaux et cognitifs. Dans le cas de la fatigue découlant de changements cognitifs, la thérapie cognitivo-comportementale peut être utile pour renforcer l’endurance, comprendre ce qui cause la fatigue et comment la gérer.

L’ergothérapie aide les personnes atteintes de lésions cérébrales à réapprendre des compétences ou trouver de nouvelles façons d’effectuer les activités quotidiennes. Lorsque vous pratiquez ces compétences de façon constante, cela vous prendra de moins en moins d’énergie, ce qui réduira les épisodes de fatigue.

Rappelez-vous que les effets de la réadaptation sont visibles au fil du temps, puisque le rétablissement vise plusieurs facteurs. Vous ne remarquerez pas de changements importants tout de suite, mais cela ne veut pas dire que la réadaptation ne vous est pas utile. Comme dans le cas des objectifs de conditionnement physique, par exemple, vous remarquez des changements et des améliorations d’une semaine à l’autre, et non du jour au lendemain.

Ces thérapies sont offertes à la fois par le secteur privé et par le secteur public. Les coûts de la thérapie privée vous reviennent. Par contre, la thérapie financée par le secteur public est offerte sans frais, mais son accès y est limité et varie d’une province à l’autre, selon les services disponibles. Votre médecin pourra vous fournir des renseignements plus précis ou des recommandations sur le plan local.

Selon votre régime d’assurances privé ou votre régime d’assurance pour employés, l’ergothérapie et la thérapie cognitivo-comportementale peuvent être partiellement ou entièrement couvertes, dans la catégorie des services de psychothérapie. Il est toujours préférable de vérifier directement auprès de votre assureur au sujet de votre couverture.

Parler de la fatigue et ses effets

Vos proches et vos amis ne comprennent peut-être pas à quel point la fatigue peut avoir une incidence profonde sur votre vie quotidienne. Ils peuvent vous voir à un rassemblement familial ou à un événement et faire des commentaires comme « Heureux de voir que vous vous sentez mieux » ou « Heureux de vous revoir à la normale ». Ils ne savent pas que vous avez dû dormir avant l’évènement et que vous devrez dormir pendant des heures après, simplement pour avoir l’énergie d’y assister.

Il n’y a pas de mal à leur dire que vous avez de la difficulté à cause de la fatigue et que votre rétablissement est toujours en cours. L’ouverture et l’honnêteté aideront à sensibiliser les autres à l’expérience de la vie avec une lésion cérébrale.

Créer des horaires pour gérer votre journée et votre fatigue

Établissez un horaire et planifiez vos activités, rendez-vous et tâches quotidiennes. Puisque vous disposez d’un temps et d’une énergie limités, la planification vous permettra de bien passer à travers la journée. Il est probable que vos niveaux d’énergie avant votre blessure étaient très différents de vos niveaux d’énergie actuels. Vous devrez apprendre à faire une chose à la fois – en prenant un peu plus de temps pour chaque tâche et en rendant votre horaire plus espacé.

Lorsque vous établissez votre horaire, essayez de le faire la veille ou le matin, après votre réveil. Assurez-vous de suivre ces conseils :

  • Prévoyez des périodes de repos. L’une des meilleures façons de gérer la fatigue est de vous donner le temps de vous reposer. Écoutez votre corps et ne poussez pas vos limites, si vous vous sentez fatigué. Si vous savez que vous avez besoin de plusieurs périodes de repos par jour, planifiez-les avant de prévoir toute autre chose. Un horaire qui inclut des plages de repos vous aidera à prendre le temps dont vous avez besoin.
  • Planifiez vos activités aux moments où vous avez le plus d’énergie. Selon les moments où vous vous sentez fatigué, il y aura des périodes de la journée qui seront logiques pour y planifier les activités. Par exemple, de nombreuses personnes ont le plus d’énergie le matin, au réveil, et beaucoup moins le soir. En planifiant des activités et des rendez-vous pendant les périodes où vous avez le plus d’énergie, vous réduirez le risque d’empêchements causés par la fatigue.

Faire de l’exercice et des activités physiques

L’exercice et l’activité physique ont des avantages pour la santé, mais devraient être réintroduits lentement et sous supervision, selon la recommandation du médecin. Au fil du temps, vous développerez vos compétences et votre résistance, et vous pourrez en faire plus et vous sentir moins fatigué.

Prévoir un plan pour des épisodes de fatigue imprévue

La fatigue peut être débilitante et empêcher une personne d’effectuer ses tâches, mais elle peut aussi survenir de façon inattendue, surtout immédiatement après une blessure. Par exemple, vous pourriez devenir fatigué dans un lieu public, lors d’un événement social ou au travail.

Lorsque cela arrive, des stratégies d’adaptation peuvent aider à gérer la situation : vous pourriez établir et utiliser des signaux avec vos aidants ou demander à une personne contact d’urgence de venir vous chercher. Si vous craignez que la fatigue vous prenne au dépourvu, essayez les outils suivants :

  • Gardez un journal et notez-y les moments où vous vous sentez fatigué le plus souvent.
  • Parlez avec vos thérapeutes en réadaptation des stratégies possibles pour faire face à la fatigue et aux sorties publiques.
  • Faites part de vos sentiments aux fournisseurs de soins ou aux employeurs – ils peuvent vous aider à élaborer un plan.

Gérer le stress

Des niveaux de stress élevés peuvent accroître la fatigue, en particulier chez les personnes atteintes de lésions cérébrales qui ont des problèmes cognitifs et de résolution de problèmes. Lorsque vous cernez les causes du stress, vous pouvez soit les éliminer soit commencer à les gérer de façon graduelle. En vous donnant le temps d’aborder les facteurs de stress et d’y répondre, vous deviendrez plus en mesure de gérer les sentiments de fatigue.

Gérer les attentes

Une lésion cérébrale est un changement majeur dans votre vie, pouvant affecter vos aptitudes. Pendant le rétablissement, il est important de gérer vos attentes et de vous concentrer sur ce que vous pouvez faire. Ne comparez pas toujours votre situation actuelle à celle d’avant la blessure. Cela va entraîner des sentiments négatifs et de la fatigue parce que vous essayez de vous pousser jusqu’au bout. Concentrez-vous plutôt sur l’établissement d’objectifs hebdomadaires ou mensuels et la priorisation de votre santé et de votre bien-être.

Faire le suivi de la fatigue

Les facteurs qui causent de la fatigue pour vous peuvent ne pas en causer chez quelqu’un d’autre. Cela dépend de chaque personne, de sa blessure et de son environnement. Bien qu’il puisse être difficile d’identifier les facteurs déclencheurs, il est important que vous et vos soignants appreniez ce qui vous fatigue, sinon, vous pourriez être fatigué pendant de longues périodes ou sentir que vous n’avez aucun contrôle sur vos niveaux d’énergie.

Il peut être difficile d’observer votre fatigue au cours d’une journée, surtout si vous avez des problèmes de mémoire. En tenant un journal pour vos activités et vos sentiments, vous pourrez noter avec plus de précision les périodes où vous vous sentez fatigué.

Noter tous les médicaments pris

Certains médicaments ont comme effet secondaire une augmentation de la fatigue. Gardez une liste des médicaments que vous prenez, du moment où vous les prenez et de leurs effets secondaires. Cela vous aidera à déterminer les périodes où vous pourriez vous sentir plus fatigué.

Créer un système de notation

Un bon moyen de vous observer et d’évaluer à quel point vous vous sentez fatigué est de créer un système d’évaluation. Établissez une échelle de 1 à 10 et mesurez votre fatigue sur cette échelle; par exemple, un 1 serait ‘pas du tout fatigué’ alors qu’un 7 ou un 8 correspondent à un fort sentiment de fatigue.

Vous devriez évaluer votre niveau de fatigue avant et après avoir terminé une activité – comme faire la vaisselle, par exemple. Si vous trouvez que faire la vaisselle vous amène du niveau 1 au niveau 5 sur votre échelle de fatigue, prenez des pauses ou demandez de l’aide avec cette tâche.

Ce système d’évaluation vous aidera non seulement à déterminer ce qui vous rend fatigué, mais aussi quand prendre des pauses et quelles améliorations apporter au fil du temps [1].

Comprendre quels environnements vous conviennent

Certains environnements peuvent accroître la fatigue : les endroits où il y a beaucoup de bruits, des lumières vives, les lieux très achalandés et où il y a beaucoup de déplacements. En comprenant quels environnements causent la fatigue et quels environnements fonctionnent le mieux pour vous, vous pourrez participer plus facilement à des activités. Avec le temps, vous pourriez essayer de nouveaux environnements, pendant de courtes périodes.

Portez des lunettes de soleil si cela vous aide à faire face aux lumières vives et utilisez bouchons d’oreille pour contrer le bruit, sans toutefois compromettre votre sécurité. Recherchez des environnements adaptés aux sensibilités sensorielles – par exemple, certaines épiceries ont des journées de magasinage à paramètres sensoriels réduits.

N’oubliez pas de prendre des pauses aussi souvent que vous en avez besoin. Vous n’avez pas à rester dehors pendant une journée complète si vous ressentez de la fatigue ou d’autres symptômes. Il est important d’écouter son corps

Utiliser la technologie et les outils d’assistance

La technologie et les outils d’assistance aident les personnes atteintes d’une lésion cérébrale acquise à gérer leurs symptômes et à accomplir leurs activités quotidiennes [2]. On peut utiliser des appareils fonctionnels pour gérer la fatigue, tels:

  • Des fauteuils roulants pour la réadaptation de la marche
  • Des listes de contrôle qui aident à gérer les tâches et minimiser le stress
  • Un journal du sommeil qui permet de faire le suivi des troubles du sommeil

Les ergothérapeutes et les thérapeutes cognitivo-comportementaux peuvent vous aider à élaborer des méthodes d’adaptation ou vous présenter des outils de gestion de la fatigue.

Si vous avez besoin d’aide financière pour obtenir des appareils et accessoires fonctionnels, vous pouvez explorer le programme des appareils et accessoires fonctionnels. Ce programme aide les adultes ayant une incapacité physique à se procurer des appareils fonctionnels qui augmentent leur mobilité et leur autonomie fonctionnelle. Apprenez-en davantage sur le programme.


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