L’épidémie silencieuse du traumatisme craniocérébral – l’état des lieux révèle les conséquences alarmantes à long terme pour les malades et leurs familles
Suivant un vaste travail de collaboration, Lésion cérébrale Canada et le Consortium Canadien de Recherche en Traumatisme Craniocérébral (CCRT) demandent que le traumatisme cérébral modéré à grave soit officiellement considéré comme une maladie chronique au Canada. Une telle classification améliorerait considérablement les stratégies et les politiques de soins de santé ainsi que le pronostic de ces patients dans l’ensemble du pays.
« Mon traumatisme cérébral grave ne m’est pas arrivé qu’à moi. C’est toute ma famille qui en a été affectée », a déclaré Barb Butler, une ancienne enseignante de Régina qui a été gravement blessée dans un accident de la route en 1993. « Mon mari a soudainement perdu sa femme et nos enfants ont perdu leur mère. La blessure ne disparaît jamais, et vous n’êtes plus jamais la même personne qu’auparavant ».
Cette annonce marque une étape importante dans la reconnaissance et la désignation proposée des traumatismes craniocérébraux modérés à graves, qui affectent les Canadiens de tout âge. Causée principalement par les accidents de la route chez les jeunes et par les chutes chez les personnes âgées, cette condition médicale reste la principale cause de décès et de handicap chez l’enfant, l’adolescent et l’adulte de moins de 40 ans.
Malgré la persistance des déficiences cognitives, comportementales, physiques et émotionnelles tout au long de la vie d’une personne – un profil qui correspond à la définition d’une maladie chronique de l’Organisation mondiale de la santé – le système de santé canadien est actuellement axé sur la prise en charge du traumatisme comme un événement isolé plutôt que comme une condition chronique de santé. Cette vision laisse aux personnes affectées ainsi qu’à leur famille la gestion de profonds défis permanents liés aux traumatismes craniocérébraux en absence du soutien nécessaire.
Notre exposé de position publié aujourd’hui met en évidence l’importance et le fardeau des traumatismes craniocérébraux dans notre société :
Suivant un vaste travail de collaboration, Lésion cérébrale Canada et le Consortium Canadien de Recherche en Traumatisme Craniocérébral (CCRT) demandent que le traumatisme cérébral modéré à grave soit officiellement considéré comme une maladie chronique au Canada. Une telle classification améliorerait considérablement les stratégies et les politiques de soins de santé ainsi que le pronostic de ces patients dans l’ensemble du pays.
« Mon traumatisme cérébral grave ne m’est pas arrivé qu’à moi. C’est toute ma famille qui en a été affectée », a déclaré Barb Butler, une ancienne enseignante de Régina qui a été gravement blessée dans un accident de la route en 1993. « Mon mari a soudainement perdu sa femme et nos enfants ont perdu leur mère. La blessure ne disparaît jamais, et vous n’êtes plus jamais la même personne qu’auparavant ».
Cette annonce marque une étape importante dans la reconnaissance et la désignation proposée des traumatismes craniocérébraux modérés à graves, qui affectent les Canadiens de tout âge. Causée principalement par les accidents de la route chez les jeunes et par les chutes chez les personnes âgées, cette condition médicale reste la principale cause de décès et de handicap chez l’enfant, l’adolescent et l’adulte de moins de 40 ans.
Malgré la persistance des déficiences cognitives, comportementales, physiques et émotionnelles tout au long de la vie d’une personne – un profil qui correspond à la définition d’une maladie chronique de l’Organisation mondiale de la santé – le système de santé canadien est actuellement axé sur la prise en charge du traumatisme comme un événement isolé plutôt que comme une condition chronique de santé. Cette vision laisse aux personnes affectées ainsi qu’à leur famille la gestion de profonds défis permanents liés aux traumatismes craniocérébraux en absence du soutien nécessaire.
Notre exposé de position publié aujourd’hui met en évidence l’importance et le fardeau des traumatismes craniocérébraux dans notre société :
- Plus de 50 % des personnes en situation d’itinérance au Canada ont des antécédents de traumatismes craniocérébraux.
- Les patients souffrant de traumatismes craniocérébraux sont 2,5 fois plus susceptibles d’être incarcérés.
- Les traumatismes craniocérébraux affectent de manière disproportionnée les Canadiens d’origine autochtone, en raison de la pauvreté, des logements inadéquats, de l’accès limité aux soins de santé et des traumatismes intergénérationnels.
- Parmi les femmes canadiennes qui ont survécu à la violence conjugale, 60 % ont déclaré avoir subi des antécédents de traumatismes craniocérébraux.
- Les traumatismes craniocérébraux sont liés à une augmentation de 50 % de la détresse psychologique et à un taux de tentatives de suicide presque trois fois plus élevé chez les Canadiens d’âge scolaire.
- Après un traumatisme craniocérébral, le taux d’emploi chute drastiquement, passant de 75 % à 13 %.
- Contrairement aux anciennes théories, de nouvelles données établissent un lien entre les traumatismes craniocérébraux modérés à graves et le déclin cognitif et neurologique.