
En 2016, j’ai été victime d’un grave accident de la route qui m’a plongé dans le coma pendant cinq jours et m’a causé une lésion cérébrale sévère. À l’époque, les médecins étaient incertains quant à mon rétablissement et se demandaient si je pourrais un jour retrouver ma vie d’avant. Grâce à un long parcours de réadaptation, à ma résilience et au soutien de mon entourage, j’ai déjoué ces pronostics.
Après mon rétablissement, j’ai obtenu mon diplôme de premier cycle en psychologie et j’ai joué dans l’équipe de basketball All-Star lors de ma dernière saison universitaire (2020). J’ai ensuite poursuivi mes études de master à l’université de Westminster tout en jouant au basketball semi-professionnel pour les Brent Bulls au Royaume-Uni, remportant le championnat BUCS en 2023. En 2024, j’ai affronté des équipes professionnelles en Grèce, où j’ai notamment marqué 26 points. J’ai officiellement pris ma retraite du basketball professionnel en juillet 2025.
Le fait que j’ai subi une lésion cérébrale a profondément influencé ma mission de vie : soutenir et inspirer d’autres survivants et personnes confrontées à l’adversité. Je termine actuellement ma formation pour devenir psychothérapeute, motivé par une compréhension profonde de l’impact psychologique et émotionnel des traumatismes et du rétablissement. Ayant moi-même vécu la perte d’identité, l’incertitude et le processus de reconstruction, je suis passionné par l’idée d’aider les autres à redécouvrir leur raison d’être et leur résilience. J’ai eu l’honneur de partager mon parcours dans les médias nationaux, notamment sur CBC et 100 Huntley Street.
Qu’est-ce qui vous a aidé tout au long de votre processus de guérison ?
Ce qui m’a le plus aidé dans mon parcours, c’est ma résilience, ma décision de continuer même lorsque la vie m’a durement frappé. Le soutien indéfectible de ma famille, de mes mentors et de mon équipe de réadaptation m’a permis de garder les pieds sur terre lorsque je me sentais perdu, et le basketball m’a donné un but, une discipline et une raison de croire à nouveau en mon corps. L’éducation m’a rappelé que mon esprit était toujours vif, même après tout ce que j’avais traversé, et la thérapie m’a appris à accepter la douleur au lieu de la fuir. Mais surtout, ce qui a beaucoup compté, c’était d’apprendre à être patient avec moi-même, de comprendre que la guérison n’est pas linéaire et que les progrès, aussi minimes soient-ils, comptent toujours.
Si vous pouviez revenir au moment où vous avez subi votre lésion cérébrale et vous dire une chose, quelle serait-elle ?
Sois patient, tout va s’arranger.
Que voudriez-vous que les personnes qui n’ont pas subi de lésion cérébrale sachent ?
C’est une blessure invisible. D’ailleurs, j’ai encore des difficultés aujourd’hui, mais s’appuyer sur ses proches et avoir un état d’esprit positif aide beaucoup.
Si vous souhaitez consulter d’autres entrevues de Michael sur son histoire personnelle, voici les liens (en anglais):
- CBC New Brunswick: From brain injury to basketball: Michael Otoo returns to the sport he loves
- CBC Nova Scotia: Video: Meet three East Coast athletes you’ll be seeing more of: Michael Otoo | Creator Network