Parler de votre lésion cérébrale à votre famille et à vos amis

L’un des aspects les plus frustrants de la vie avec les effets des lésions cérébrales est d’essayer de faire comprendre aux autres comment vous vous sentez et combien vous êtes touché par les effets cognitifs, physiques, émotionnels et comportementaux de votre blessure.

Vos amis et votre famille ne connaissent peut-être pas les lésions cérébrales, et ils peuvent faire des commentaires qui vous blessent ou vous contrarient. Ils sont bienveillants, mais ils ne savent pas ce que vous vivez. Et ils ne pourront le savoir que si vous leur en parlez. Vous pouvez le faire en créant une atmosphère ouverte de communication et de dialogue. Profitez de l’occasion pour les informer de votre blessure et de ses effets. Les connaissances mènent à la compréhension et, même si cela peut être frustrant et demander de la patience, il est important de maintenir ces liens avec les amis et la famille.

Voici quelques exemples de commentaires ou de questions que vous pourriez entendre de la part de membres de votre famille ou d’amis. N’oubliez pas que vos amis ou les membres de votre famille sont bien intentionnés et veulent savoir comment vous parler.

« Quand iras-tu mieux? »
Personne ne veut vivre avec une perte de mémoire, de la fatigue, de la douleur ou tout autre effet des lésions cérébrales. Malheureusement, les lésions cérébrales exigent beaucoup de temps, de patience et d’engagement en matière de réadaptation. Vous ne serez plus jamais ce que vous étiez avant la blessure, et c’est un sujet dont vous et vos amis/familles devez discuter. Le rétablissement d’une lésion cérébrale ne se fait pas du jour au lendemain. Vous vous rétablissez continuellement et vous vous adaptez. Expliquez à vos proches comment ils peuvent vous aider et vous soutenir. Dites-leur ce dont vous avez besoin et tenez-les au courant de l’évolution de vos besoins au fil du temps.
« Heureux de te voir de retour à la normale »
Les lésions cérébrales sont appelées une invalidité invisible parce que de nombreux symptômes ne sont pas immédiatement visibles aux autres. Ce que votre ami ou membre de votre famille ne sait pas, c’est que pour vous préparer à les voir, vous avez dormi pendant des heures et vous devrez ensuite dormir de nouveau pour vous rétablir. Ou que vous passez la plus grande partie de votre temps isolé du monde, à faire face à vos symptômes, alors que pour eux, vous avez l’air « normal ». La réalité est bien loin de là ! Vous pouvez vous sentir blessé et frustré par ces commentaires, mais vos proches ne sauront pas ce que vous vivez si vous ne leur en parlez pas. Dites-leur combien la fatigue physique et cognitive affecte votre vie quotidienne. Demandez-leur d’écouter et de poser des questions sur ce que vous vivez et sur ce qui vous semble « normal ».
« Tu ne sors plus avec nous »
Des lumières vives, des sons forts ou multiples et d’autres stimuli peuvent être difficiles à affronter après une lésion cérébrale. Les environnements traditionnels de socialisation peuvent déclencher des symptômes ou les aggraver. Vous pourriez vivre un isolement social accru, et de tels commentaires sont frustrants. Mais vos proches ne comprennent pas ce que vous vivez ou ni comment vous aider. Faites savoir à vos amis ou aux membres de votre famille quels types d’environnements ne fonctionnent pas pour vous en ce moment. Socialisez en petits groupes ou en tête-à-tête à la maison ou dans un endroit où vous êtes à l’aise. Si vous pouvez contrôler votre environnement, vous pouvez contrôler vos symptômes et avoir plus de plaisir en étant avec votre famille et vos amis.
« J’ai l’impression que tu es différent et que notre relation a changé »
Vous faites face à un tout nouvel ensemble de circonstances qu’avant votre lésion cérébrale. Vous êtes peut-être différent, et c’est correct. Mais ça peut être blessant d’entendre quelqu’un le dire. Cela peut vous amener tous les deux à vous attarder sur le passé alors que vous devriez vous concentrer sur l’avenir de votre relation. Parlez à votre ami ou membre de votre famille de ce que vous ressentez. Grâce à la communication et à un engagement continu, vous pouvez forger une nouvelle relation.
« Tu n’écoutais pas? Je te l’ai déjà dit »
Vous écoutiez, mais vous avez peut-être une perte de mémoire ou de la difficulté à vous concentrer après une lésion cérébrale. C’est un défi commun qui peut être très frustrant pour vous deux. Même si vous pouvez utiliser toutes sortes de trucs et de stratégies pour vous aider à composer avec la perte de mémoire, vous avez besoin que vos amis et votre famille soient patients et non critiques. Il n’y a pas de solution miracle aux troubles de la mémoire, alors assurez-vous que votre famille et vos amis sont au courant et comprennent vos défis ; cela réduira la frustration des deux côtés.
« Je ne veux pas vous contrarier. J’ai l’impression de toujours marcher sur des œufs »
Ce type de commentaire peut être blessant. Il découle d’un manque de connaissances sur les déficiences causées par les lésions cérébrales. Vous pouvez présenter de multiples symptômes de lésion cérébrale qui pourraient avoir une incidence sur la façon dont vous interagissez avec les autres. Par exemple, vous pourriez avoir une labilité émotionnelle (c’est-à-dire des réactions émotionnelles extrêmes comme rire ou pleurer de façon excessive et parfois dans des situations inappropriées), une douleur chronique, des problèmes de comportement et de la frustration par rapport aux changements que vous avez subis et que les gens ne comprennent pas. Tout cela est courant pour les survivants de lésions cérébrales, et il est important de le communiquer à votre ami ou à un membre de votre famille. Il peut y avoir des moments où vous êtes tous les deux en colère. En étant ouvert et honnête, vous serez en mesure de communiquer avec plus de considération et de réflexion.

Ce ne sont là que quelques exemples de ce que vous pourriez entendre de la part de votre famille et de vos amis au fur et à mesure que tout le monde s’ajuste et s’adapte. Vos proches n’essaient pas d’être offensants, ils essaient d’être solidaires. Expliquez-leur pourquoi des commentaires comme ceux-ci sont blessants et aidez-les à comprendre comment communiquer avec vous de façon plus positive.

D’autres façons d’éduquer la famille et les amis

Demandez-leur de visiter la section sur la famille et les aidants naturels de ce site et de prendre le temps d’en consulter l’information, afin de mieux connaître la complexité de la vie avec une lésion cérébrale.

S’encourager soi-même et encourager les autres

Lorsque vous vous rétablissez à la suite d’une lésion cérébrale acquise, vos niveaux d’énergie peuvent être faibles à certains moments de la journée. Pour cette raison, vous devrez peut-être prioriser votre temps et les activités auxquelles vous participez.

L’un des aspects auxquels il est important d’accorder la priorité sont les encouragements. Il est particulièrement utile de vous encourager vous-même et d’encourager les autres, pendant votre rétablissement et la planification de votre retour au travail. Cette étape n’a pas besoin d’être longue ou compliquée. Assurez-vous d’y réserver du temps. Chaque semaine, vous pourriez peut-être identifier et noter les choses qui ont particulièrement bien fonctionné, celles qui ont suscité une étincelle d’anticipation ou d’enthousiasme, et un objectif que vous avez atteint.

Prenez le temps de lire votre liste et de vous encourager. Avez-vous fait un effort supplémentaire avec quelque chose que vous pensiez ne pas faire? Prenez-en note. Pensez aux personnes qui vous ont aidé cette semaine. Prenez un moment pour leur faire savoir combien ils vous ont aidé et quelle différence cela a fait pour vous – soyez aussi précis que possible. En témoignant votre reconnaissance aux autres, vous les encouragez à continuer de tendre la main. Cela leur permet également de savoir qu’ils sont sur la bonne voie et cela les encourage à continuer à soutenir vos efforts à l’avenir.

Lorsque vous prévoyez retourner au travail, il est tout aussi utile de vous encourager vous-même et d’encourager les autres. C’est une initiative importante dont le retour peut être énorme pour toutes les parties concernées! Un bref appel téléphonique, un message texte, un courriel, une note écrite ou d’autres façons de montrer votre appréciation seront très appréciées.

Alors, qui pouvez-vous encourager aujourd’hui?

Changement de routine de groupe de soutien et de réseau de soutien

Si vous participez à un groupe de soutien, ou si vous faites partie d’un réseau de soutien, au fil du temps, vous pourriez avoir envie de changer votre routine.

Avoir du soutien de la part des autres est un aspect important du rétablissement d’une lésion cérébrale. Cela peut se manifester de plusieurs façons, et, en même temps, ce soutien vous permet d’établir des contacts sociaux et d’encourager les autres.

Quelle que soit votre situation, tout comme il est important d’examiner attentivement les raisons pour lesquelles vous voudriez vous joindre à un groupe de soutien, il est également important de tenir compte des raisons pour lesquelles vous voulez changer cette routine.

Il peut être utile de dresser une liste des avantages et des inconvénients de votre routine et de réfléchir aux facteurs qui peuvent vous amener à désirer ce changement. En voici des exemples :

  • Pourquoi vous êtes-vous joint à ce groupe au départ?
  • Les conditions initiales ont-elles changé pour vous?
  • Croyez-vous avoir parlé autant que vous pouviez de votre situation, à ce stade-ci?
  • Avez-vous l’impression de vous répéter?
  • Avez-vous besoin de temps à l’extérieur du groupe pour traiter ce que vous apprenez?
  • Trouvez-vous que le calendrier est trop exigeant?
  • Apprenez-vous de nouvelles choses?
  • Entendez-vous de nouveaux renseignements?
  • Constatez-vous que vous quittez le groupe avec un sentiment d’épuisement et/ou de dépression?
  • Vous demandez-vous si votre énergie ou vos efforts pourraient être redirigés ailleurs, à ce stade?
  • Commencez-vous à penser que vous ne voulez pas ou que vous n’avez pas besoin d’y assister plus longtemps?
  • Avez-vous atteint un point où vous parlez d’objectifs et d’espoir pour l’avenir, plutôt que d’avoir le temps et l’énergie pour pratiquer et appliquer ce que vous avez appris?
  • Votre participation est-elle devenue une habitude?
  • Quelqu’un d’autre pourrait peut-être profiter de votre place.
  • Le contact social est positif pour vous.
  • Il est important pour vous d’avoir une routine et une raison de sortir et de participer à des activités.
  • Avez-vous vraiment l’impression d’offrir du soutien et des encouragements aux autres?
  • Avez-vous établi des liens avec d’autres personnes qui partagent des expériences semblables?
  • Certains membres du groupe sont passés à autre chose, d’autres y sont restés.
  • Dans l’ensemble, recevez-vous des messages positifs qui vous font avancer?
  • Y a-t-il une occasion d’appliquer de nouvelles stratégies que vous apprenez et de transmettre cette information et cette sensibilisation au groupe pour en discuter?
  • Y a-t-il d’autres options de soutien qui s’offrent à vous, que vous aimeriez explorer?
  • Les personnes qui dirigent votre groupe ou votre réseau sont-elles des sources de confiance?
  • Le cas échéant, avez-vous discuté de cette décision avec votre équipe médicale ou autre?

Si vous songez à changer votre routine:

  • Comment pourriez-vous aborder cette question?
  • Faut-il que ce soit tout ou rien?
  • Est-il possible de modifier votre degré de participation et/ou le temps que vous y consacrez pour mieux les adapter à votre situation ou à votre horaire?
  • À qui devriez-vous en parler?
  • Pouvez-vous prendre le temps d’examiner attentivement vos options avant de prendre une décision?
  • Pouvez-vous suivre un calendrier modifié, pendant une période d’essai?
  • Si vous cessez de participer et que vous constatez que cela vous manque et que vous avez toujours besoin de contact et de soutien, pouvez-vous vous rejoindre le groupe ou communiquer avec quelqu’un?

Il y a toute une gamme de facteurs à prendre en considération pour se joindre à un groupe de soutien et, éventuellement, pour décider s’il faut changer votre routine.

Assurez-vous de prendre le temps nécessaire pour examiner attentivement vos options. Parlez aux bonnes personnes et, tout compte fait, décidez si la participation à ce groupe vous apporte un renforcement positif.

Conseils pour explorer la nouvelle normalité

Retrouver un sentiment d’identité après une lésion cérébrale est un processus fluide. Même si les choses ont changé et votre situation est difficile, avec le temps, la patience et le soutien, vous pourrez explorer votre nouvelle identité et façonner votre nouvelle normalité.

Demander un renforcement positif

Le renforcement positif des autres est utile – tout le monde a besoin d’encouragement, surtout pendant le rétablissement. Vous pouvez aussi vous donner un renforcement positif en écrivant des déclarations encourageantes ou en enregistrant les aspects positifs de votre journée sur un appareil audio (comme un téléphone intelligent).

Suivre une thérapie

La thérapie est un excellent moyen d’explorer vos sentiments et votre identité personnelle après une lésion cérébrale. Un psychologue ou un psychiatre vous aideront à composer avec ce que vous ressentez, à vous concentrer sur les progrès et à vous adapter à votre nouvelle normalité.

Be patient with yourself and others

Trouver une nouvelle normalité et refaire son identité ne se fait pas du jour au lendemain. Il y aura beaucoup de hauts et de bas. Réfléchissez à ce que vous pouvez faire maintenant que vous ne pouviez pas faire il y a un mois ou un an, plutôt que de toujours comparer votre identité actuelle à celle d’avant la blessure. C’est difficile, mais être patient avec soi-même est l’une des choses les plus importantes pour votre santé mentale et émotionnelle et votre bien-être.

Il est également important d’être patient avec les autres, en particulier les membres de votre famille et les soignants. Tout le monde s’adapte aux changements dans les relations et les responsabilités, et il est normal de se sentir frustré face aux autres, car vous vivez tous beaucoup de choses. Essayez de vous rappeler que leur monde a également changé et qu’ils ont besoin de votre soutien et de votre amour.

Célébrez vos réussites

Il est important de reconnaître vos réalisations, même les plus petites : elles valent la peine d’être soulignées. Par exemple, pouvez-vous parfois vous souvenir de choses sans regarder vos notes? Ou contrôler une forte émotion? Ou vous sentir un peu plus stable sur vos pieds? En célébrant vos réussites, vous améliorerez votre humeur et vous renforcerez le chemin que vous avez parcouru.

Trouver des aspects familiers

Même si vous ne devriez pas comparer votre situation actuelle à celle d’avant la blessure, il est acceptable de vous réconforter dans les aspects que vous reconnaissez ou que vous connaissez bien, après votre lésion cérébrale. La familiarité est rassurante et utile pour établir votre nouvelle normalité.

Essayer de nouvelles choses

Une partie de la vie dans la nouvelle normalité consiste à essayer de nouvelles choses et à apprendre ce qui fonctionne pour vous et ce qui ne fonctionne pas. Cela peut se faire par la réadaptation, par des cours communautaires, des groupes sociaux ou de nouveaux passe-temps. Le rétablissement ne veut pas dire revenir à votre ancienne vie, autant que possible, il peut aussi s’accompagner de nouvelles activités valorisantes.

S’adapter à la nouvelle normalité

Après une lésion cérébrale, les choses pourraient ne jamais revenir à ce qu’elles étaient. Il faudra un certain temps pour composer avec cette réalité et s’adapter à ce que beaucoup de gens appellent la « nouvelle normalité ». Elle peut inclure vos routines et vos capacités.

Le terme « nouvelle normalité » n’est peut-être pas celui que vous voudriez utiliser. Le rétablissement à la suite d’une lésion cérébrale est difficile et plein de hauts et de bas; le mot ‘normal’ ne convient peut-être pas pour décrire vos nouvelles routines ou réalités. Nous utilisons le terme « nouvelle normalité » parce qu’il est largement utilisé par les professionnels de la santé, les soignants et les personnes vivant avec une lésion cérébrale.

Facteurs affectant la nouvelle normalité

Le rétablissement est différent pour tout le monde et il n’y a pas de rétablissement ‘normal’. Plusieurs facteurs influent sur le rétablissement et l’établissement de la nouvelle normalité, notamment:

  • Vos habitudes d’avant la blessure. Nos habitudes – bonnes ou mauvaises – sont les éléments constitutifs de notre vie quotidienne. Les habitudes que vous conserverez pendant votre rétablissement ou que vous reprendrez après votre blessure façonneront vos routines quotidiennes.
  • L’emplacement et la gravité de la blessure. L’emplacement et la gravité de la lésion cérébrale joueront un rôle important dans la détermination des routines de votre nouvelle normalité.
  • La réadaptation.
  • La réadaptation est un élément important du rétablissement à la suite d’une lésion cérébrale. Elle peut affecter votre nouvelle normalité selon le type de réadaptation que vous suivez, son ampleur et votre engagement à mettre en pratique les techniques de réadaptation en dehors des rendez-vous.

Il m’a fallu beaucoup de temps pour déterminer ce dont j’avais besoin…

La nouvelle normalité ne commencera pas immédiatement

Lorsque vous subissez votre blessure, vous pourriez avoir l’impression d’avoir trop d’attention de la part de votre équipe de soins de santé, de votre famille et de vos amis. Avec le temps, vous n’aurez plus autant de tests ou de rendez-vous, et vous vous sentirez peut-être un peu invisible. Beaucoup de gens se sentent coincés et deviennent plus isolés physiquement et socialement. Cependant, la socialisation et l’interaction avec les autres sont importantes non seulement pour votre santé mentale, mais aussi pour établir vos nouvelles routines et découvrir comment vous voyez votre vie aller de l’avant.

La nouvelle normalité ne commencera pas lorsque vous quitterez l’hôpital ou le centre de réadaptation. Il y a de fortes chances que votre nouvelle normalité change plusieurs fois, et c’est correct. Souvent, c’est un long processus qui dure des années et qui comprend la réadaptation, le soutien de la famille et des amis et l’adaptation aux changements. Il est important d’être patient avec vous-même et les personnes qui participent à votre rétablissement.

I was told things would get better over time

Si vous avez de la difficulté à composer avec le rétablissement et les changements que vous vivez, vous pourriez envisager de trouver des groupes de soutien ou un thérapeute. Les groupes de soutien et les associations locales des lésions cérébrales sont une ressource incroyable. D’autres personnes qui ont vécu des expériences semblables peuvent partager ce qu’elles ont appris et offrir des conseils. Rappelez-vous qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de se rétablir et d’établir de nouvelles routines. Tout ce que vous ressentez est valide, et vous n’avez qu’à vous concentrer sur ce qui fonctionne pour vous.

Avis de non-responsabilité : Il ne manque pas d’outils de diagnostic médical en ligne, de groupes d’entraide ou de soutien, ou de sites qui font des affirmations non fondées sur le diagnostic, le traitement et le rétablissement. Veuillez noter qu’il se peut que ces sources ne soient pas fondées sur des données probantes, réglementées ou modérées adéquatement. Nous vous encourageons à demander des conseils et des recommandations au sujet du diagnostic, du traitement et de la gestion des symptômes auprès d’un professionnel de la santé réglementé comme un médecin ou une infirmière praticienne. Vous devriez être mis en garde contre les sites qui font l’une ou l’autre des affirmations suivantes :

  • Le produit ou le service promet une solution rapide
  • L’offre paraît trop beau pour être vrai
  • Le produit ou les services sont spectaculaires ou radicaux et ne sont pas appuyés par des organisations médicales et scientifiques de bonne réputation.
  • Des termes comme « la recherche est en cours » ou « résultats préliminaires de la recherche » sont utilisés, ce qui indique qu’il n’y a pas de recherche en cours.
  • Les résultats ou les recommandations du produit ou du traitement sont fondés sur une seule étude ou un petit nombre d’études de cas et n’ont pas été examinés par des experts externes.
  • On utilise de témoignages de célébrités ou de clients/patients antérieurs qui sont anecdotiques et non fondés sur des données probantes 

Faites toujours preuve de prudence et suivez les conseils de votre équipe médicale. . 

Répercussions sur la famille et les amis

Les lésions cérébrales ont des répercussions sur la famille et la collectivité, leurs routines et émotions, pas seulement sur la personne blessée.

L’état de choc
Les lésions cérébrales sont inattendues pour tout le monde, y compris les membres de la famille, qui peuvent vivre une période de choc lorsqu’ils apprennent qu’un proche a été blessé. Ils peuvent aussi avoir un choc lorsqu’ils voient l’impact sur ses comportements, émotions et capacités. Le choc peut les empêcher de voir à quel point la lésion cérébrale a affecté leur proche. Les amis et les membres de la famille essaieront de comprendre ce qui s’est passé, ils pourraient avoir de la difficulté à réfléchir et ressentiront parfois de la fatigue physique. Mais le choc est temporaire : il varie selon les personnes, et il finit par disparaître. Assurez-vous de parler avec votre famille de ce qui se passe – communiquez ouvertement au sujet des lésions cérébrales.
La frustration
On retrouve souvent la frustration dans un cycle de culpabilité, d’espoir et d’impuissance. Les amis et la famille peuvent éprouver de la frustration à l’égard d’eux-mêmes, de la situation ou même à votre égard. Il est important de ne pas prendre cette frustration personnellement; ils font de leur mieux pour être patients et s’adapter, mais personne n’est parfait.

Si vous ou un ami ou un membre de votre famille ressentez de la frustration, prenez quelques grandes respirations et essayez de partager pourquoi vous ressentez de la frustration. Parler de la cause de la frustration est un grand pas vers sa diffusion.

Deuil
Une lésion cérébrale bouleverse votre vie, et il est normal que vous et vos amis/membres de votre famille ressentiez du chagrin à cause des changements de vos capacités et de votre identité. Ce n’est pas tout le monde qui vivra toutes ces étapes, et il se peut qu’ils ne les vivent pas dans l’ordre.

La culpabilité
Il est fort probable que des membres de votre famille ou un ami se sentent coupables de votre lésion cérébrale. C’est une émotion stressante et parfois déroutante qui va de pair avec la frustration et l’impuissance. Ils peuvent se sentir coupables de leur frustration envers vous, de ne pas passer suffisamment de temps avec vous, et même du fait que la blessure vous est arrivée à vous et non pas à eux. Composer avec la culpabilité est compliqué, et il peut être utile pour vous tous de parler à un thérapeute professionnel.
L’impuissance
Les membres de la famille et les amis veulent souvent aider, mais ne savent pas toujours comment. Ils se sentent donc impuissants. Ce sentiment d’impuissance peut rapidement devenir du désespoir. Après une lésion cérébrale, il y a de fortes chances que vous ayez besoin d’aide – faites donc savoir à vos amis et aux membres de votre famille ce dont vous avez besoin. Non seulement on vous soutiendra, mais vous montrerez à vos amis et à votre famille la meilleure façon de vous soutenir.
L’espoir
À mesure que vous vous rétablissez, il est important de vous concentrer sur les aspects positifs, car vos amis et les membres de votre famille auront de l’espoir lorsqu’ils verront vos progrès. Bien que la célébration des progrès soit fantastique et bien méritée, il est important que vous compreniez tous que les choses peuvent ne pas revenir à ce qu’elles étaient avant la blessure. Au lieu de comparer le passé et le présent, concentrez-vous sur la situation actuelle.
Inversion des rôles et changements de responsabilités
Après une lésion cérébrale, votre partenaire, vos enfants ou d’autres membres de votre famille peuvent devoir assumer davantage de responsabilités à la maison et pour vos soins continus. Cela pourrait être un changement énorme pour vous et votre famille. Vous ferez face à des changements dans votre autonomie, et votre famille ressentira probablement du stress à mesure que vous vous adapterez. C’est déroutant pour tout le monde, mais avec le temps, par une communication réfléchie et positive, vous vous adapterez tous à cette nouvelle dynamique.

Retrait et isolement du réseau social
Après une lésion cérébrale, vous remarquerez peut-être que les amis ou les membres éloignés de la famille que vous aviez vus au début de votre rétablissement ne vous visitent plus autant, au fil du temps. Certains peuvent disparaître complètement. Cela peut être dû aux changements dans votre relation avec eux, aux difficultés d’adaptation, au manque de compréhension des lésions cérébrales et même à la stigmatisation. Parfois, les gens restent à l’écart parce qu’ils ne savent pas quoi dire ou comment ils « devraient » interagir avec vous, même s’ils aimeraient communiquer avec vous. Bien qu’il soit difficile d’y faire face, il est important d’être patient avec votre réseau social et de partager vos sentiments. Parlez-leur des changements dans votre relation et de ce dont vous avez besoin de leur part. En même temps, écoutez ce dont ils ont besoin à leur tour et soyez patients : ils font aussi face aux changements.

Il se peut aussi que vous évitiez des gens que vous connaissez parce que vous en avez assez de répondre à la question « Comment allez-vous? ». Vous pourriez remettre à plus tard des visites, jusqu’à ce que vous alliez « mieux ». Ou vous n’avez peut-être pas envie d’être avec les autres, même si vous savez que le temps passé en famille et entre amis vous est bénéfique. La perte d’intérêt pour la socialisation peut être un signe de dépression.